28 mai 2016 – Le BRM 400 de Flins, quelle épreuve !

Ceci est l’histoire du premier BRM (brevet de randonneurs mondiaux) de Fred

Le récit de l’épopée :

Le départ eut lieu à Flins à 15h00.

Dès 14h00, les participants commencèrent à affluer malgré l’orage, la pluie et la grêle. Oui nous fûmes 26 au départ.

Nous commençâmes à nous préparer. Mon vélo était lourd mais bien équipé. Question vestimentaire, j’avais le pantalon de pluie, les sur-chaussures et la veste de pluie. Je passais pour un extraterrestre avec un tel accoutrement. Les autres cyclistes avaient un cuissard court, des petites chaussures, non pas des bottes. Ils furent trempés dès le premier kilomètre.

400 km fred

Après le contrôle de mon vélo par un responsable du club de Flins, je perçu le carton à tamponner ainsi que ma feuille de route. Ma mission était simple : faire 410 kilomètres en autonomie totale. Le trajet partait d’abord à l’ouest jusqu’à l’Aigle, remontait plein nord-ouest à Houlgate, revenait à Berville sur mer en suivant la côte, puis redescendait sur Flins en suivant la Risle puis la Seine via Elbeuf, Les Andelys, la roche Guyon, Sarcelles (non, mais c’est pour voir si vous suivez, ou si vous lisez entre les lignes ; attention, il y aura un devoir à la rentrée).

Sous la pluie, Je partis donc en direction de L’Aigle. Les routes étaient inondées. Nous passions certainement pour une bande de tarés auprès des automobilistes. Je fus vite dépassé car mon vélo était un peu trop lourd, sans doute le pack de bières que je n’avais pas encore vidé.

Malgré tout, je côtoyai d’autres cyclistes tout du long du parcours. Un cycliste de Dreux s’accrocha à ma roue et nous nous arrêtâmes à L’aigle (km 106) à 19h30 où nous nous sustentâmes dans un café et nous tamponnâmes notre carton. Après une collation arrosée d’un Monaco et de deux cafés, je repris la route avec mon compagnon de soirée. La pluie cessa une heure plus tard ; par contre, la nuit prit le relais bien trop tôt.

J’accélérai et perdis mon compagnon de route. M’inquiétant de manquer d’eau pour la nuit, je m’arrêtai dans un café perdu dans les bocages normands. N’ayant pas l’intention de dormir, je repris deux cafés et fis remplir mes bidons. Après la pause, je rattrapai mon colistier et nous roulâmes ensemble jusqu’à Houlgate en évitant les hérissons. J’appris plus tard qu’un cycliste avait évité une vache sur la route.

A Houlgate (km 205), nous avions deux solutions pour valider notre passage : soit faire tamponner dans un café, soit répondre à l’énigme suivante : « Quel est le nom du premier officier écrit sur le Monument aux Morts », situé face à la mairie ? Nous choisîmes la deuxième option. Nous nous retrouvâmes à 5 devant la Mairie. Nous en profitâmes pour changer de vêtements car la pluie avait cessé (oui je l’ai déjà dit) et mon majordome nous avait rattrapé. Nous dinâmes avant d’affronter la deuxième partie.

Il était une heure du matin quand nous quittâmes Houlgate non sans avoir croisé un renard en pleine ville. Notre route se poursuivait sur Deauville. Après Berville, nous nous arrêtâmes à Conteville (km 249) à 1h00 du matin pour identifier la deuxième énigme : « quel est le commerce situé juste après la Poste ?»

Nous étions 4 à 5 cyclistes à nous rencontrer régulièrement mais à partir de Conteville, je fus un peu seul dans la nuit noire. Je croisais encore la route d’animaux nocturnes dont 2 superbes martres écrasées à quelques kilomètres de distance. Je roulais sur les petites routes sans jamais me perdre. Le jour se leva, Je ne m’arrêtai pas. J’étais à Elbeuf à 5h30 et à Le Manoir (km 319) à 6h30. Là, je répondais à la dernière énigme : « comment est l’église du village ? »

brm 400

Ma vitesse moyenne commençait à chuter ; j’atteignais difficilement les 20 kms/h. Je traversai, les Andelys, Vernon, Giverny, des villages qui nous rappellent des souvenirs. Je montai difficilement la côte de la Roche Guyon présentant une déclivité de 10% présentement. Il me restait une bonne heure jusqu’à Flins. Ce fut la plus longue.

J’avais mal depuis longtemps aux os ischioniques et j’avais fini par oublier les douleurs cervicalesques ; mais une gêne géniale (au genou) commençait à apparaître. Plus c’est gros, plus ça fait rire !

Sans pluie, j’arrivai à Flins à 11h00. L’épreuve dura 20h00 dont 18h30 sur la selle. Ma moyenne s’éleva à 22kms/h et le dénivelé s’abaissa à 2700 mètres. Je perdis 7000 calories et le pack de bières précité.

Pour rentrer à Maisons-Laffitte, je mis la musique à fond et j’ouvris les fenêtres (de la voiture !)

Je me couchai immédiatement terrassé par la maladie du fonctionnaire : la fatigue.

L’équipement

Je me dois de parler de mon équipement. Mon vélo (8.6 kg) et deux bidons (1.5kg) pesait environ 14 kilos, c’est trop.

Tout d’abord une sacoche (1.5 kg) à l’arrière avec le dépannage : pneu, outillage, couteau suisse, scotch, ficelle, pharmacie, vêtements de rechange et de pluie.

Puis une sacoche (1 kg) à l’avant pour les aliments : poudre blanche et sandwich. En plus des 4 cafés, j’ai pris 2 cachets d’aspirine, 2 vitamines Berocca, poivre et curcumin, bicarbonate de soude.

Une roue dynamo (+500 gr) qui fournit l’électricité pour :

L’éclairage : 2 blancs à l’avant et deux rouges à l’arrière

Le smartphone relié à un accu, relié à un transfo (le tout 500 gr). J’ai utilisé Strava en parallèle de mon logiciel de navigation Oruxmaps. Je n’ai jamais cherché ma route, j’ai toujours veillé à être sur la trace. De plus, la nuit, je savais d’avance si la route tournait. Arrivé à Flins, mon smartphone était encore à 85% d’autonomie.

Mon vélo pesait trop lourd et je vais étudier la possibilité d’équiper mon Cannondale Evo. Je pense pouvoir gagner 4 kilos.

Remerciements

Je tiens à remercier mon club USML Sky Astana Cyclo pour l’aide logistique tout au long du parcours et notamment l’utilisation de drones en mode poursuite.

Je tiens également à remercier le docteur Nok ainsi que les laboratoires Menag § Daughters pour leurs conseils avisés et la mise à disposition d’un véhicule médicalisé et d’un hélicoptère.

Enfin, un très grand merci à la BBC qui a diffusé les images en direct sur toute la planète.

Et comme je le soufflais à mon ami Neil Armstrong le 21 juillet 1969 : « un petit pack pour l’homme, un grand pas pour l’Humanité » 

Sir Fred Mc Hammond

Les critiques

  1. « Des effets spéciaux à couper le souffle », les Cahiers du Cinéma
  2. « Il mérite le Goncourt », Madeleine Goncourt
  3. « Ça va mieux », François Hollande
  4. « Absurdité la plus totale », Napoléon, directeur de la clinique Psychiatrique de Malthoublon

Les maux de la faim :

Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite et indépendante de ma volonté.

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