Du 5 au 8 mai 2016 – Séjour à St-Flour

Après le récit de Magali sur les cinq jours itinérants vers St-Flour, je prends le relais pour vous compter le séjour de l’ascension.

Le mercredi 4 mai 2016,

Mon frère et moi arrivons  vers 16h30 dans la grande cour terrasse des Planchettes. Nous sommes accueillis par Sylvie gardienne des vélos alignés pour un temps le long des gardes-corps de la terrasse. Elle vient d’arriver en voiture depuis Maisons Laffitte  avec  Jean-Marc et les épouses de François et Jules.
Pendant que mon frère est parti faire une quarantaine de kilomètres en reconnaissance, imitant Sylvie et Jules,  j’aide à ranger les machines dans le local dédié à cet effet.

Bientôt les tables de la terrasse ensoleillée, reçoivent les premiers héros de la route, qui après installation dans leur chambre et une douche régénératrice, peuvent maintenant  se détendre en savourant une bonne bière au soleil. Par la suite, certains regagnent leur chambre pour se livrer à la méditation (séminaire oblige), d’autres décident de faire leur première visite  autour de la cathédrale et des rues commerçantes. De mon coté, j’en profite pour aller rendre visite à un cousin.

Vers 19h30, nous nous retrouvons pour notre premier repas. Le groupe est maintenant au complet soit 17 personnes avec mon frère Michel. Le diner se déroule dans une ambiance joyeuse où chacun raconte ses premières impressions. Nous préparons la journée du lendemain. Il est prévu que nous partions vers 9h30 pour Pierrefort.

Après ces agapes, mon frère et moi, retournons dans notre maison familiale à la Rochette distante de 37 kilomètres.

Le lendemain, jeudi 5 mai 2016,

Le départ effectif a lieu avec un léger « retard » d’un quar d’heure suite à un imbroglio sur le lieu de rendez-vous. Michel prend la  tête de peloton pour le guidage dans la sortie de Saint-Flour, moi dans mon véhicule pour  le garer en dehors de la ville au cas où  Jean-Marc qui reprend le vélo après plus d’un mois d’arrêt, ne puisse faire l’étape entière.

Nous roulons sur la départementale 921 une dizaine de kilomètres, puis je guide le groupe vers l’ancienne route beaucoup moins fréquentée et très bucolique qui suit  en surplomb cette  départementale rénovée. Nous  sommes hors parcours GPS et Max s’en rend compte immédiatement. « Hé Alain ! Nous ne sommes plus sur la trace Openrunner ! », je répond  » Oui Max ! Ne t’inquiètes pas nous sommes là ! Nous allons éviter la grande route « .

Arrivé au village des Ternes, Jean-Marc m’ayant rassuré sur sa forme,  je gare mon véhicule et je prends mon vélo pour pédaler comme tout le monde. Nous approchons de Gourdièges après une montée de 4 km partant de Rochebrune à 600 m pour arriver au col du Puy Renel à 1075 m. Jean-Marc est en forme, il est toujours devant moi.

A Gourdièges vers 11h15, nous ne sommes plus qu’à 12 kilomètres de Pierrefort, et le parcours prévoit à cet endroit de descendre vers la vallée de la Truyère, via le charmant village de Sainte-Marie. J’annonce que pour arriver au Pont de Tréboul enjambant la Truyère, ça descend pendant 12 km. Tout le monde est d’accord pour prendre ce raccourci qui rallonge et va mettre Pierrefort à 25km au lieu de 12km.

Nous voilà arrivés à Sainte-Marie, nous nous arrêtons pour prendre quelques photos depuis un point de vue au milieu du village. Mon frère et Max n’ayant pas remarqué notre détour par le centre du village, continuent leur route croyant que nous étions toujours devant eux. Ils ont roulé « comme des malades » depuis le fond de la vallée au Pont de Tréboul vers Pierrefort, tout surpris malgré leurs efforts, de ne pas pouvoir nous rejoindre. Aucun risque, nous étions derrière, et nous nous demandions pourquoi ils ne nous avaient pas attendus ! Ah le gag !

Après une dizaine de km en montée, nous nous  retrouvons  au restaurant « Le Panoramic » à Pierrefort vers 12h40. St-Flour  et sa planèze est oublié, nous avons fait environ 50 km pour nous retrouver dans un autre décor. Le repas très copieux ayant donné satisfaction à tout le monde, nous faisons une halte à La Rochette dans ma maison natale, où deux tracteurs anciens rénovés ainsi qu’une moto-faucheuse nous attendent dans la cour de ferme.   Après avoir démarré les trois engins, visité la maison et la 4L en rénovation, pris les photos d’usage, nous nous rendons au village de la Garde. Dans ce village il y a un superbe point de vue sur la vallée de Brezons une  des plus belles vallées en auge d’Europe, d’après Haroun Tazieff .

Comme le parcours prévu comporte encore quelques difficultés inhérentes à la topologie locale, un groupe composé de mon frère Michel,  Max,  Magali, Serge, Sylvie et Thierry, décide de faire le parcours prévu. De mon coté, je prends la tête de l’autre groupe avec Jean-Marc, François, Jules et Alain D pour revenir sur St-Flour par le plus court chemin et surtout le moins difficile.

bilan cycliste de la journée pour le parcours complet : 105 kms, 1700m de dénivelé

Vendredi 6 mai.2016

Direction Prat de Bouc, l’étape chère à Serge, qui y est venu  quelques semaines auparavant y faire du ski.  A peine sorti de St-Flour, ça grimpe, déjà.  Au bout d’une dizaine de kilomètres, nous apercevons au loin  notre premier site à visiter, le village de Tanavelle. Il est situé sur une hauteur qui à 1089 mètres  domine d’une centaine de mètres à 360° la planèze de St-Flour. Au  moyen âge il y avait un château-fort  sur cette butte.  Ce château fut rasé en 1572 par ordre du roi car il n’était plus en état de soutenir un siège. Depuis la table d’orientation, nous distinguons au loin en premier plan notre prochaine étape le village de Paulhac, duquel, nous prendrons la route de Belinay qui nous amènera directement à Prat de Bouc. Je prends un peu de retard dans cette descente, Jean-Marie aussi s’arrête pour prendre des photos du superbe château désormais classé.   Nous nous trouvons bientôt seuls au bas de la descente, et il nous reste plus qu’à pédaler en cœur pour gravir les quatre kilomètres jusqu’au col de Prat de Bouc. Nous rejoignons la troupe dans la salle du fond  du Buron qui nous est réservée. Nous sommes bien au chaud et bien choyé par tout le personnel.

Après un grand moment de convivialité et l’excellent repas,  à 1392m il ne fait pas très chaud à l’extérieur, nous ne traînons pas pour rejoindre Murat vers le fond de la vallée, 10km de descente non-stop sur une belle route.

A Murat nous prenons la route du col d’Entremont et du Puy Mary, certains commencent à faire la grimace, ils n’ont pas entendu  que nous prenions cette route seulement sur un kilomètre pour rejoindre la route du haut de la ville et de là admirer le panorama. L’arrêt est bref. Nous enchaînons vers la prochaine étape prévue à Saillant afin d’admirer une belle cascade sur le ruisseau le Babory.

C’est à ce moment que le dérailleur électrique du vélo de mon frère le lâche. Cet incident a quelque peu  perturbé la visite. Nous aurions dû poser nos vélos, et prendre un petit chemin à pied à proximité du château pour aller l’admirer de plus près. Les suiveurs en voiture l’ont fait, ils ne regrettent  pas ce qu’ils ont découvert !  Les cyclistes se sont contentés de prendre des photos sur le plateau d’où part la chute d’une hauteur d’environ 30mètres. La cascade de Babory, appelée parfois cascade du Sailhant, tombe d’environ 30 mètres dans un cirque basaltique de 25 mètres de diamètre et d’une profondeur entre 6 et 7 mètres. Une belle piscine !  Elle est facilement reconnaissable grâce à son environnement immédiat où l’on trouve le château du Sailhant (au sud, sud-ouest de la cascade) une ligne de chemin de fer (au nord) et donc, le cirque où tombe la rivière le Babory.

Nous rentrons sur St-Flour  plus ou moins vite par petits groupes d’intérêts.

Bilan cycliste de la journée : 68 km, 1151 dénivellé

Samedi 7 mai 2016

Mon frère n’ayant plus de vélo, il m’amène à St-Flour en voiture. Ce sera une journée shopping pour lui ! Nous partons vers Garabit par le bas de St-Flour en prenant la route dite « du bout du monde » !  Nous suivons dans une charmante vallée la rivière le Lander. Mais cette petite balade n’a qu’un temps, bientôt il faut prendre une petite route à gauche pour s’extirper du bout du monde. La route étroite monte progressivement pour arriver après plusieurs lacets à brusquement atteindre une pente de 17%.  Nous sommes tous surpris,  Jean-Marc et Thierry sont obligés de mettre pied à terre, je fais de même, il n’y plus que 50 mètres à faire, et Thierry réussi à remonter sur sa machine en pleine ascension, sous les yeux médusés de Sylvie. Après ce « petit coup de cul » nous arrivons sur un plateau dominant l’Aubrac et la Margeride, nous avons à peine le temps  d’admirer que nous rejoignons l’ancienne nationale longeant l’A75 pour plonger sur Garabit et son viaduc. Encore quelques lacets en descente dans lesquels se calent deux hôtels nous arrivons  sur le pont routier qui enjambe la Truyère.

Une petite visite au viaduc s’impose, il faut s’approcher vraiment au pied du pilier Sud pour admirer la dentelle de fer qui s’élève vers le ciel afin de soutenir à 122 m le tablier, et d’autre part, l’assise de la voûte centrale qui s’élance aussi de ce pilier vers sa  clef d’intrados et d’extrados. L’ouvrage a une longueur de 565 mètres, le plus long et le plus haut du monde le 10 novembre 1888 jour d’ouverture totale de la ligne  Paris-Béziers.

Nous sommes maintenant sur la rive gauche de la Truyère, nous nous dirigeons vers le barrage de Grandval, via, une route pittoresque nous amenant vers le cirque de Mallet. Après le franchissement routier  du barrage et une longue montée de 4 kilomètres nous arrivons vers 12h45 au village de Lavastrie où nous attend un bon repas chez Laurent Mallet. Un apéritif nous est offert pendant la visite du musée agricole. Il contient une variété invraisemblable  de machines et d’outillage.

Nous avons passé un bon moment dans ce restaurant, et nous eûmes droit à un air d’accordéon joué par Jules et un autre plus professionnel par Laurent. Une date à retenir en ce lieu le troisième dimanche du mois d’Août est organisé une fête champêtre avec du matériel ancien qui vient de partout se joindre à celui du musée. La nourriture traditionnelle vaut le détour pour le déjeuner et le dîner suivi d’un bal, pieds de cochons cuits à la marmite géante en fonte, aligot, truffade, cochonnaille, fromage, dessert et vin à volonté.

Bilan Cycliste de la journée : 80km, 1200m de dénivelé

Ce jour-là je ne suis pas retourné à St-Flour avec le groupe en passant par le Château d’Alleuse. J’ai profité de la voiture de mon frère pour regagner la Rochette et commencer à ranger la maison avant le départ du lendemain dimanche.

La soirée s’est terminée au restaurant des Planchettes où nous avons eu le plaisir de recevoir chacun en cadeau un panier garni qui nous a beaucoup touché. Après le repas vers 21h30 Jean-Marie nous souhaite une bonne route par une aubade bien appréciée  à la trompe de chasse.

Merci pour toutes les attentions que vous avez eues à notre égard pendant ce séjour. Nous ne pourrons jamais oublier de pareils moments !

Mon frère et moi nous avons beaucoup apprécié l’ambiance chaleureuse partagé au court des trois circuits sur notre terre natale et nos agapes. Que de bons souvenirs nous allons conserver ! J’espère qu’il en sera de même pour vous tous.

Alain Chantal

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