Champagne et champs de bataille

A l’automne 2019 le club avait prévu un florilège de randonnées de la Corrèze à Reims en passant par la Bretagne. La Covid-19 a eu raison de nos projets sauf un. Une itinérance à partir de Maisons Laffitte jusqu’à Château-Thierry en passant par Soissons et Reims a été re-programmée pour le premier week end d’octobre.

La deuxième vague de la COVID et la tempête ALEX se sont également attaquées au projet. Lors d’une ultime veillée d’arme autour d’un verre de bière, la question de confiance est posée : partira ou partira pas. Le verdict est clair : partira.

Vendredi 2 octobre : rejoindre Soissons

Nous voilà au petit matin le vélo à la main, l’imperméable enfilé et les lumières allumées prêts à partir vers Soissons (140 kilomètres). Il pleut et les prévisions ne prévoient pas d’amélioration pour la journée. Alain a renoncé, Michel a décidé de faire la première étape dans le camion.

Le reste de la troupe part, mais pas très longtemps parce que 3 kilomètres plus loin juste après la Croix de Noailles, Magali crève. Du coup les groupes se forment : Anne, Sylvain et Serge partent devant, Dominique pourchasse, Pascale attend à la gare d’Achères et le reste de la troupe répare.

La crevaison fut un tantinet récalcitrante mais Dominique et Bernard en vinrent à bout. A 8h30 le groupe 2 repart, récupère Pascale et le voyage pourra continuer sans incident notable jusqu’au Mesnil Aubry. Là, les participants ne savent pas lire la topographie des lieux. Ils hésitent, pensent ne pas être sur la bonne route et cherchent une autre issue pour rejoindre Mareil-en-France. S’en suit une bonne demi-heure d’allers-retours sur la piste cyclable entre Attainville et le Mesnil Aubry jusqu’à ce que Bernard crève à son tour et interrompe la ronde. Dans un élan de solidarité involontaire Pascale crève au même endroit.

Aller retour et encore aller et un retour de plus

Magali et Josyane partent en exploratrice vérifier si la piste cyclable vers Baillet est une solution pour sortir de la nasse. C’est le cas et la troupe repart rejoindre le camion en attente à Plailly avec les sandwichs.

Trente kilomètres plus loin, le groupe 1 attend sagement (!) mais avec impatience au lieu du ravitaillement prévu, le café citoyen d’Auger-Saint-Vincent. Le camion porteur du ravitaillement les rejoint finalement. Ils ont gardé un soupçon de bonne humeur en dépit de leur faim croissante.

Pendant ce temps d’errance et d’attente il ne pleuvait pas, mais les meilleures choses ont une fin. A 14h30 la météo revient à son humeur du début de journée et il se met à pleuvoir dru. Le groupe 2 qui avait déjà décidé de s’arrêter à Villers-Cotterêts pour prendre le train,  baisse les armes à Crépy en Valois. Il arrivera à l’hôtel sous l’orage aux alentours de 17h. Le groupe 1 poursuit son périple sous la pluie battante, les GPS et les téléphones déclarent forfait et s’éteignent les uns après les autres. Rejoindre l’hôtel relève du jeu de hasard, opiniâtre et héroïque. C’est finalement à 18h30 après plus de 150 kilomètres d’effort et deux crevaisons qu’ils réussissent à rejoindre l’hébergement du soir.

Le repas du soir au Kyriad voisin est l’occasion d’un débriefing complet pour comprendre pourquoi nous ne savons pas rester « groupir », pourquoi nous avons perdu Dominique T, pourquoi Magali s’est égaré à Nanteuil le Haudouin, pourquoi nous avons tourné autour d’Attainville pendant une heure. Bref, la routine ! Comme dit Olivier qui n’avait pas roulé avec le club depuis deux ans : rien n’a changé !

Bilan de la journée
  • Groupe 1 : 156 kilomètres – 1200 mètres de D +- 8h d’effort – arrivée 19h00
  • Groupe Dominique T : 156 kilomètres – 1200 mètres de D + – 8h15 d’effort -arrivée 18h55
  • Groupe 2 : 106 kilomètres – 709 D+ – 5h30 d’effort et 42 kilomètres de train – arrivée 17h
Samedi 3 octobre : Les champs de bataille

La nuit porte conseil peut-être et repos certainement, le lendemain la troupe est prête à partir à 7h45 pour rejoindre le Chemin des Dames et la Caverne du Dragon. La journée sera plus courte en kilomètres et plus riche en découvertes sur un des grands lieux d’affrontements de la guerre de 14-18.

Pour commencer la journée, il faut savoir que les Dames du chemin n’ont rien à voir avec la guerre de 14-18. Ce sont les filles de Louis XV Adelaïde et Victoire qui empruntèrent cette route spécialement aménagée pour leur permettre de rejoindre le château de la Bove de l’autre coté de la vallée. 

Entre 1914 et 1918, cette route de crête a été le théâtre de violents affrontements entre les Allemands qui tenaient les hauteurs et les Français positionnés en contrebas.

Pour être à l’heure à notre rendez vous, nous pédalons énergiquement pour monter sur le plateau et lutter contre le vent. A 10h10 nous sommes ponctuels pour la visite guidée de la Caverne du dragon.

C’est une ancienne carrière de pierre transformée pendant le conflit en base logistique des troupes allemandes qui tenaient la position. Nous parcourons les sous-sols émus par les casques rouillés, les vases sculptés dans les douilles d’obus, la reconstitution des logements des officiers et des hommes du rang. Nous pensons au travail des sapeurs occupés à consolider les cavernes  pour résister aux obus dévastateurs ou creuser des tunnels d’évacuation pour rejoindre les lignes arrières sans être vu de l’ennemi. Nous partageons le soulagement des soldats qui trouvaient là un abri avant de retourner dans la boue des tranchées. Ces deux heures de visite très documentée nous ont permis de mieux comprendre le conflit, la peine des poilus et au final haïr le général Nivelle.

A l’issu de cette réfrigérante et intéressante visite, nous partageons les sandwichs de la boulangerie Sylvain Lenoir et ses magnifiques Paris-Soissons (macaron framboise et crème pistache).

Nous avons même le temps de prendre un café chaud avant de partir à vélo avec notre guide à la découverte des vestiges des tranchées et du village martyr de Craonne. Pour mieux nous faire comprendre la violence du conflit, notre guide nous fait parfois mettre pieds à terre pour explorer les sous-bois.

Après un moment d’émotion provoqué par une séance photo inattendue au monument des chars d’assaut de Berry au Bac, nous reprenons notre route vers Reims.

Nous longeons, enthousiastes, le canal de l’Aisne à la Marne que nous abandonnons sur l’incitation de Google maps pour rejoindre un chemin de terre. A l’issue d’une séance de VTT impromptue où miraculeusement il n’y eut aucune crevaison, nous arrivons à Reims vers 17h.

Nous avons le temps pour une petite promenade en ville et une rapide visite de la cathédrale avant de rejoindre sous la pluie « la table de Saint Thomas » . Ce petit restaurant est une très bonne adresse où un cuisinier passionné de vélo et son accorte épouse nous ont servi un repas qui restera dans les mémoires.

Nous rejoignons l’hôtel sur les coups de 23 h pour une bonne nuit de sommeil avant d’attaquer les coteaux de la Montagne de Reims.

Bilan de la journée
  • 84 kilomètres (dont 3 de chemin) – 488mètres de D+ – 4h30 d’effort et de visite – arrivée à l’hôtel à 17h30
  • Groupe Dominique T :
    • 85 kilomètres – 488 mètres de D+- 4h45 d’effort et de visite – arrivée à l’hôtel à 18h
Dimanche 4 octobre : les coteaux de Champagne

Après les champs de bataille, voici venu le temps du Champagne. Nous quittons l’hôtel à 8h15. Pour une fois il fait presque jour et il ne pleut pas même si la chaussée est encore humide.

C’est une  journée placé sous le thème « à la recherche des traces GPS perdues ». Seuls Sylvain et Pascale ont enregistrés  la bonne version du trajet. Les autres ne peuvent que s’exaspérer de ne pouvoir faire confiance aux tracés enregistrés.

La veille certains s’interrogeaient sur la justification du terme « Montagne » s’agissant des reliefs champenois. Il ne fallut que peu de kilomètres pour comprendre que l’explication de wikipedia sur la « brutalité des changements d’altitude » était bien exacte. Pour faire du bon vin, il faut des coteaux et ceux de la champagne sont particulièrement escarpés.

Sur la route d’Epernay, nous longeons les vignobles étiquetés par les célèbres maisons de champagne : Moët et Chandon, Bollinger, Ruinart…

La pluie était prévue à 11h, elle fut ponctuelle. Après un café à Epernay et l’averse passée, nous pouvons faire un rapide tour de ville avant de nous diriger vers Hautvilliers où nous attend une longue côte à 10, 11 et même 12%. Nous y gagnons un magnifique point de vue et un pique nique sous le soleil.

Si certains pensaient que le plus dur était fait, ils ont du déchanter à Fleury la rivière. Et comme le pire est toujours à venir notre dégustation raisonnée de champagne à Olizy imposait une nouvelle ascension à 12-13%. Nous avons pu récupérer de nos efforts grâce à  quelques coupes et de nombreuses tranches d’une excellente brioche confectionnée par Mme Betouzet.

A 16h15 nous repartons à l’heure prévue pour Chateau Thierry. D’aucuns annoncent 30 kilomètres mais c’est presque 40 qu’il nous reste à parcourir. Et la pluie revient sous la forme d’une grosse averse à la limite de la grêle. Elle est suivie d’un arc-en-ciel magnifique au dessus de Charmel. Certains s’arrêtent pour fixer cette vision polychrome sur « pixels », d’autres se contentent d’en prendre plein la vue.

La randonnée s’achève par une belle descente en sous bois suivi d’une longue ligne droite jusqu’à Château-Thierry le long de la Marne. Ceux qui ont la trace exacte effectuent une montée prémonitoire jusqu’à l’hôpital au dessus de la ville, les autres programment l’adresse de l’hôtel et s’épargnent une ultime ascension.

C’est presque fini, après une douche bien méritée et une bière offerte par Bernard, nous partageons notre dernier banquet concocté par Dominique I. La tarte au maroilles et le crumble poire-chocolat remportent un franc succès.

Bilan de la journée
  • environ 1280 mètres de D+ pour tous les groupes
  • Groupe 1 : 110 kilomètres 5h40 d’effort – arrivée à l’hôtel à 18h après un tour dans la ville de  Château -Thierry
  • Groupe 2 : 113 kilomètres – 6h15 d’effort – arrivée à l’hôtel à 18h sans détour par Château-Thierry
  • Groupe 3 : 116 kilomètres – 6h 40 d’effort – arrivée à l’hôtel à 18h30 avec un détour de 3 kilomètres et l’ascension vers l’hôpital de Château-Thierry

Plusieurs participants annoncent que compte tenu de la météo exécrable annoncée pour le lendemain, ils prendront le train pour rejoindre Maisons Laffitte. Il reste cinq irréductibles qui le lendemain matin après relecture de la météo et l’hospitalisation de Dominique T rejoindront le peloton dans le TER ou le camion.

Epilogue

C’est fini pour cette année, il faut ranger, rendre le camion, faire la lessive et les comptes, regrouper les photos et raconter ses souvenirs.

Remerciements
  • A Dominique Ioos qui a tout prévu pour le printemps et tout re-prévu pour l’automne  : la location du camion, le dessin des parcours, la réservations des  hôtels et des restaurants, les commandes dans les boulangeries, les visites historiques et gastronomiques
  • A Bernard qui a rassemblé les pompes à pied, la trousse à outils, les bouteilles d’eau et les canettes de coca, les compotes, la trousse de secours et fait maintenant les comptes.
  • A Régis qui a conduit le camion, cherché les sandwichs et pris de belles photos
  • A Sylvain qui a amené sa trousse de secours et partagé son enthousiasme vélocipédique habituel
  • A Olivier et Pascale qui ont fait preuve d’une égalité d’humeur et d’une philosophie sereine quelles que soient les circonstances et les difficultés
  • A Anne, Josyane, Michel, Pierre-Yves et Serge qui comme toujours ont su être indulgents avec les râleurs ou les accès de mauvaise humeur des uns ou des autres
  • A Dominique T qui nous a fait enrager parce qu’il était toujours où nous ne pensions pas qu’il aurait du être
  • A la météo, qui devait être exécrable tout le week end, mais nous a laissé faire nos visites et nos ascensions au sec et même parfois au soleil.

Reportage de Magali Fouque

Le retour de l’hiver

Ce matin, je devais participer avec une amie à un « ride entre filles », ce qui me paraissait pour un retour de voyage une bonne entrée en matière. Mais, il pleuvait. Il pleuvait beaucoup, beaucoup, et même énormément. J’ai donc jugé que faire le marché en attendant une éclaircie pour faire un petit footing dans la forêt serait une gestion plus optimale de mon énergie.

Et voilà, j’ai abandonné mon vélo à son garage, et comme demain dimanche la météo ne s’annonce pas beaucoup plus favorable,  Je réfléchi déjà à l’excuse pour l’y laisser.

D’excuses en forfait, de petit trot dans la forêt en visite d’exposition dans Paris, j’arriverai peut être à franchir le mois de février sans trop user ma selle.

Quand viendront les beaux jours, je me dirais que ça serait dommage de ne pas profiter du soleil, et j’enjamberai mon vélo pour une randonnée vivifiante avec mes amis du club.

A ce moment là, mes jambes et mon postérieur me rappelleront mon manque d’assiduité de l’hiver. Il me la feront payer en pernicieuses courbatures et traumatisantes douleurs fessières.

Mes compagnons de randonnées devront s’armer d’une vertueuse patience pour m’attendre en haut des côtes. Toute ma reconnaissance ne les consolera pas des kilomètres non effectués ou d’une randonnée de quatre heures au lieu des trois prévues.

Et voilà, cette année, je vais devoir à nouveau bousculer ma flemme pour aller rouler même si j’ai pris trop de kilos pendant les fêtes et trop de décalage horaire et de photos à trier pendant mon voyage au Guatemala, même si je trouve que la météo est trop froide ou trop pluvieuse, que mon vélo est trop sale pour sortir ou trop propre pour être sali.

Mais je sais que le meilleur allié que je trouverai pour vaincre ma paresse, c’est le soutien des membres du club et de la grande famille des cyclistes.

Je sais que je trouverai toujours un sourire, souvent de l’indulgence et parfois cette petite pique qui aiguillonne l’orgueil et fait franchir les montagnes.

Alors sans attendre en selle ! pour que nous puissions tous réussir  nos projets cyclistes 2020 quelles que soient nos ambitions et nos capacités.

rédigé par Magali Fouque, présidente USML cyclo 

Rallye 2020, le programme du premier semestre

Cette année, comme les années précédentes, plusieurs rallyes sont « ciblés » dont certains seront pris en charges par le Club (en gras dans la liste) :

Nos participations aux Rallyes dans le 78 

  • 7 mars : « Yvelines Terre de vélo » à Plaisir (prologue à Paris Nice)
  • 15 mars : Andresy
  • 29 mars : Menucourtoise à Menucourt
  • 17 avril : Hauteurs et vallées à Maurepas
  • 01 mai : Magnanville « Rallye des Clochettes
  • 10 mai : Poissy « la Coudraisienne »
  • 16 mai : Villepreux les Andelys (140 ou 200km)
  • 31 mai : Saint Germain en Laye « la Randonnée Royale »
  • 28 juin : Houilles (CCCO)

Nous comptons sur vous tous pour participer à ces rallyes, parés des couleurs de notre club. Les dates sont rappelées dans notre calendrier mis à jour tous les mois par  Jean-Michel et Jean-Marc sur notre site.

rédigé par Bernard Ingelaere 

 

Les rallyes 2019

Depuis la création du club, nous avons l’habitude de participer aux rallyes des clubs « voisins ».

2019 rallye crepes - 1

Cette année 2019 , nous avons eu le plaisir de « montrer » le maillot USML-Cyclo aux  rallyes de Croissy avec 13 participants, Marly Le Roi 22 participants… les crêpes motivent plus de monde !!, Villepreux-les Andélys (140 et 200km) 4 participants, CCO Houilles 4 participants, et 4 aussi à colombes !

De notre côté, notre rallye du mois de juin « tous en Selle » a réuni 345 cyclos, un peu moins qu’en 2018 (394 participants).

Pour « de selle en selle » 197 courageux cyclos se sont présentés pour couvrir les 170 km de notre parcours. Là aussi, nous avons constaté une baisse du nombre d’inscrits (248 en 2018) .

Inutile de rappeler que la réussite de nos 2 rallyes avec une gestion la plus affinée possible (frais/recettes inscriptions) vient compléter favorablement les ressources de notre club.

Pour nos 2 rallyes, nous avons pu compter sur la participation très marquées des clubs de Croissy, SOH Houilles, Sartrouville, Mesnil le Roi, Saint Germain, Andrésy, Suresnes, Cormeilles en Parisis, LSO Colombes, UVA Argenteuil, Levallois Sporting Club.

Il est donc très important pour la réussite de nos 2 rallyes que nous puissions nous aussi participer aux rallyes de nos voisin et montrer les couleurs de notre maillot USML.

rédigé par Bernard Ingelaere (trésorier)

2019 rallye de selle en selle - 1 (1)

 

Juin 2019 – Armada de Rouen

Organisée tous les cinq ans sur les quais de la Seine, l’Armada de Rouen est un large rassemblement de grands voiliers comme le Belem, le Thalassa, le JR Tolkien, la goélette La Belle Poule ou le Mir, patrouilleurs et navires militaires comme le Monge. Du 6 au 16 juin s’est déroulée la 7ème édition de l’Armada de Rouen.

Au 1er trimestre 2019, l’idée a germé dans la tête d’Anne d’aller voir l’Armada en évitant la foule, les embouteillages : seule solution, y aller en vélo. Le jeudi 6 juin, départ à 7h (7h30 pour les plus rapides) de Maisons-Laffitte pour 10 cyclistes pour un périple de 132km vers Rouen. Le tracé GPX avait été préparé par Max, et il ne restait plus qu’à pédaler pendant un peu plus de 6h. Option cyclo randonnée pour certains mais la grande majorité n’avait pas de bagage : comme souvent, c’est Régis qui assurait le transport.

le petit café du milieu de matinée

Après un regroupement dans le Vexin le peloton filait à allure soutenue vers la halte déjeuner tant attendue.

Il fallait bien quelques calories avant de monter la côte de 3km (Jacques Anquetil) et s’arrêter au sommet pour la photo.

Le temps était de plus en plus gris et heureusement qu’il y avait un abri de bus pour attendre la fin de l’averse.

Arrivée chez les parents d’Anne vers 15h avec un accueil fabuleux : des produits locaux, des tartes … on en a quand même laissé pour Anne !

Après une courte pause à l’hôtel Ibis d’Isneauville, départ en bus vers les quais de Rouen pour assister à l’Armada. Une bonne ambiance avec de vieux gréements dont l’Hermione qui est arrivée lorsque nous étions sur les quais.

Le lendemain, retour en ordre dispersé par le train ou en voiture et il pleuvait : il y a même eu une tempête avec fermeture des quais … ouf, on avait quand même eu un meilleur temps la veille.

au bonheur de Raoul Dufy
le retour par le train

Mai 2019 – Ah les jolies Ardennes !!

Voyages combinant train et vélo

Bernard nous a concocté quelques jours de vélo dans les Ardennes. Le parcours se décompose en quatre étapes :

  1. 85 kilomètres : Charleville- Givet en suivant la piste cyclable le long de la Meuse – 85 kilomètres
  2. 85 kilomètres : Petite boucle en Belgique au départ de Givet pour aller manger des Cuberdons à Rochefort et visiter les grottes de Han – 
  3. 106 kilomètres : Givet- Le Nouvion en Thériarche en passant par la brasserie de Chimay  
  4. 70 kilomètres : Le Nouvion – Laon pour parfaire notre connaissance de la Thierarche et visiter le familistère 

Le premier jour est consacré au trajet en trains pour rejoindre les Ardennes. Nous sommes contraints à une série de saut de puce de TER en TER entre la gare de l’est et Charleville. Une petite inquiétude avant Epernay où les manifestants du vendredi bloquent les voies pendant un bon quart d’heure. La correspondance étant très rapide nous sommes bien à l’heure pour plonger dans le TER suivant et rejoindre Reims. Nous enchainons trois modèles de train, dans chacun nous devons deviner où se trouve le lieu de rangement des vélos, parfois à chaque extrémités ce qui nous obligent à nous répartir, parfois au milieu ce qui nous contraint à une certaine promiscuité.

Nous arrivons en fin d’après midi plus fatigués par la manutention de nos vélos que par le pédalage.

A Charleville, c’est le festival des confréries en Ardennes, et le samedi matin nous assistons à la procession des confréries venues de toutes la France et de leurs fanfares. Toute la gastronomie française défile devant nos yeux ébaudis, ça commence par La confrérie de la salade au lard, puis celle du pied de cochon suivie de prés par l’escargot ariégeois et les rillettes sarthoises. Il y en a plus d’une vingtaine . Des fanfares accompagnent le cortège. La journée s’annonce pluvieuse, il faudra beaucoup de persévérance et de prune lorraine aux participants pour résister aux intempéries.

Après cet intermède gastronomique virtuel, nous partons rejoindre la piste cyclable qui longe Meuse. le fleuve encore modeste s’écoule au milieu de la forêt ardennaise. Dés que le soleil perce la couverture nuageuse, c’est un florilège de verdure qui nous émerveille.

Le midi, nous renonçons au pique nique, et prenons un repas typiquement ardennais bien à l’abri dans un restaurant. Je ne me rappelle plus très bien ce que nous avons mangé, mais il me semble qu’il y avait du maroilles, des pommes de terre et des lardons (ou peut être du boudin blanc). Bref, quand nous avons repris la route, nous sommes lestés de victuailles et un peu ralentis.

La journée se passe majoritairement sous les nuages, parfois un rayon de soleil illumine notre parcours, et parfois une averse de grêle nous contraint à rester aux abris (tunnel ou auvent de fleuriste).

A Givet, une petite coupe de champagne pour nous féliciter des kilomètres parcourus et de ceux à venir. Un bon repas, un bon sommeil, et nous voilà prêt le lendemain matin pour une journée de vélo et de tourisme sans bagage.

Il ne fait toujours pas beau, mais sans trop de pluie et sans vent. A l’abri des grottes de Han nous ne craignons pas les intempéries. C’est plein de stalactites et de stalagmites, c’est mis en scène avec art, mais ça reste très loin du gouffre de Padirac ou de l’aven Arman. Les grottes françaises restent décidément indépassable (petit cocoricco en passant).

Le clou de la journée reste le plaisir de prendre un thé à Rochefort en face de la statue de Raymond Devos.

Le troisième jour est le plus difficile, nous reprenons nos bagages, et repartons sur les routes. Dominique malgré des pneus tout terrain ne peut éviter un clou et le voilà à plat. C’est la roue avant, mais ce n’est pas des attaches rapide. il lui faut quémander un outil adéquat chez l’habitant. Heureusement, il a crevé à proximité d’un village et les belges sont sympas.

En revenant en France, nous quittons l’abri des merveilleuses Ravels Belges (réseau de voies cyclables). Bernard a privilégié les petites routes, nous sommes à l’abri d’un trafic routier trop dense, mais pas des côtes ardennaises et des collines de Thiérarche.

Les deux Dominique respirent à plein poumon l’atmosphère de leur enfance.

Dernier jour, et dernier tour de roues et de tourisme, nous remettons les bagages en place, gonflons nos pneus et partons pour Guise.

Dominique I nous fait faire le tour de la ville pour admirer les sites historiques de la ville,  la clinique où il  est né, le collège qu’il a fréquenté avant de partir au lycée à Saint Quentin et la boulangerie de son enfance. 

Vers 11H, nous participons à une visite guidée toujours instructive du Familistère.

A 14h, c’est parti pour Laon et sa gare. Il ne fait pas chaud comme lors de notre randonnée le long de l’Oise l’année dernière, mais les dix derniers kilomètres restent toujours aussi pénibles. La butte témoin nous nargue et le vent nous ralentit. Bref, cette année nous prenons notre café au buffet de la gare au bas de la cote et pas en face de la magnifique cathédrale. Nous repartons pour Paris par un TER d’un genre nouveau, où il nous faut encore deviner où se trouve le compartiment dédié au rangement des vélos.

Moralité :

Prendre le train avec un vélo non démonté est un sport pas toujours facile, car il demande force pour porter le vélo quand il n’y a pas d’ascenseur ou de rampe, astuce pour deviner où se trouve le local de rangement et impassibilité pour ne pas céder aux regard réprobateurs des autres voyageurs qui trouvent que nous sommes un peu encombrants.

Faire du vélo avec ses bagages nécessite de bien équilibrer son chargement pour rester efficace dans le pédalage

Enfin faire du vélo, quelques jours de suite, demande un entrainement préalable à commencer au minimum deux mois avant le départ.

Allez en 2020, nous partons pour la Bretagne, ça sera une autre histoire mais toujours du plaisir.

Avril 2019 – Maisons Laffitte – Cherbourg

En route pour les plages du débarquement

Après six semaines de pratique vélocipédique hivernale où nous dûmes lutter à chaque sortie contre le vent, le froid et parfois la pluie, Il fait miraculeusement beau à l’aube de ce Samedi 20 avril. le vent reste fort mais il a décidé de nous pousser dans le dos plutôt que de nous affronter de face.

C’est heureux parce que certains participant(e)s se faisaient du souci pour cette première étape de 175 kilomètres. Serge, Dominique et Max nous accompagnent un bout de route et étoffe notre petit peloton de quatre cyclistes.

A Conches en Ouches, Bernard, Brigitte et Chira nous rejoignent. Ils ont pris le train jusqu’à Evreux pour adapter la longueur de l’étape à leur plaisir.

Après les petites bosses des Yvelines, la Normandie nous offre ses pâturages, ses maisons à colombages et un parcours plutôt plat. Alors nos vélo filent avec enthousiasme vers Lisieux. Une légère collation à Conches dans le parc du château fort, la visite de l’église Sainte Foy  et ses magnifiques vitraux, un café à Broglie pour prendre des forces avant les trente derniers kilomètres de la journée, et à l’issue d’une grande descente  nous voilà arrivé à Lisieux au Grand Hotel de l’espérance. Le rangement des vélos donnent lieu à une valse hésitation pour trouver le meilleur emplacement dans le garage : à l’entrée à coté d’un amas de meuble attendant une prochaine brocante ou au fond dissimulés derrière les voitures. Nous finissons par les installer au fond. 

Après une aussi jolie partie de manivelle nous faisons honneur à l’escalope de volaille à la normande et la tarte aux pommes que nous propose le chef. Et comme il n’y a pas que la basilique  Sainte Therése à Lisieux, nous allons faire un tour dans la ville avec un détour dans la cathédrale Saint Pierre où les fidèles chantent la Vigile Pascale.

Une bonne nuit, et nous attaquons la deuxième journée de notre randonnée. Il fait toujours aussi beau. Le vent est toujours aussi favorable. Nous avons prévu presque 150 kilomètres entre Lisieux et Carentan en passant par les plages du débarquement et port en Bessin. Pour permettre à Brigitte de participer sans s’épuiser, elle monte dans la voiture de Régis jusqu’à Ouistreham.

Nous admirons le joli village Beuvron en auge et ses maisons à colombages, nous prenons un café  à Benouville où la patronne est malaimable et les toilettes malodorantes. Puis les plages du débarquement s’enchaînent : Juno Beach à Courseulles, Gold Beach à Arromanche, Omaha Beach à Colleville avec leurs monuments aux morts, leurs cimetières,  leurs musées plus ou moins officiels et une foule des touristes venus profiter du beau temps.

Heureusement les vingts derniers kilomètres avant Carentan sont moins fréquentés et nous pouvons arriver détendus à l’Auberge Normande où nous attend un bon repas et un bon lit.

Lundi de Pâques, nous partons à 8h pour rejoindre Cherbourg à 90 kilomètres. Il fait toujours beau, le vent est toujours dans le bon sens, et le parcours plutôt plat dés lors que l’on suit la côte. Pour commencer la journée nous longeons Utah Beach et ses héroïques statues de valeureux marines.

Après Barfleur et son port, le profil du parcours devient plus vallonné mais ça reste plus facile que le Vexin. Brigitte et Bernard qui voulaient raccourcir l’étape ont du affronter les pentes plus ardues de l’intérieur du Cotentin. Sylvain nous impressionne par sa connaissance de Cherbourg où il a travaillé en début de carrière. Pour une fois, nous n’hésitons pas à le suivre pour poser devant la statue de Napoléon.

Un repas de fruit de mer face au port, nous met en joie pour affronter les embouteillages du retour.

Moralité : la normandie c’est joli au soleil, un peu trop fréquentée sur les plages, et décidément un week end de Pâques les autoroutes ne sont pas fréquentables dans le sens des retours sur Paris.

Juillet 2018- Semaine Fédérale à Epinal

2018 -semaine fédérale - 3C’est toujours avec un certain plaisir que je participe à la Semaine Fédérale. C’est bien la grande fête du vélo. Au début de la journée, les premiers kilomètres sont un peu laborieux à franchir en raison du très grand nombre de participants. Certains roulent un peu n’importe comment, sans se soucier des autres. Il devient fréquent d’être dépassé par la droite et nombreux sont ceux qui ne savent rouler qu’au milieu de la chaussée.

La SF 2018 m’a aussi un peu déçu par le manque d’animation et de décor dans les villages traversés. Les traditions se perdent !

Cette année, nous sommes une douzaine de participants de Maisons-Laffitte majoritairement logés au Campanile local. Cet hôtel n’est pas vraiment le meilleur de la chaîne. Et je ne m’étendrai pas sur les vols qui ont assombri le séjour de quelques uns d’entre nous.
Comme d’habitude, de nombreux parcours sont offerts quotidiennement et puisque nous sommes nombreux, chacun choisis librement sa distance et ses difficultés du jour. Nous parviendrons même à retrouver quotidiennement la famille Wiechers qui loge a l’Ibis .

2018 -semaine fédérale - 1Chaque jour, nous devons chercher à réserver dans un restaurant pour le diner. Malgré la pression exercée par le nombre de participants nous avons pu résoudre ce problème chaque jour sans trop de difficulté. Un grand merci à ceux qui se sont chargés de cette mission délicate : nous avons toujours bien mangé après nos efforts de la journée.

Les parcours proposés sont très variés mais aussi très « mal plats ». Nous avons aussi été parfois, confrontés à des routes qui n’en étaient plus vraiment. Les organisateurs les ont sans doute choisies pour éviter des routes à grande circulation peu propices à recevoir des milliers de cyclistes en pelotons désordonnés. Lire la suite de « Juillet 2018- Semaine Fédérale à Epinal »

23 juin 2018, Fête du sport

36002498_631682057180492_7313419579475099648_n.jpgDepuis 3 ans, le service des sports de la municipalité de Maisons Laffitte organise la « journée du Sport ».

Cette année, cette manifestation a été organisée sur l’île de la commune Toutes les associations sportives y sont conviées, soir au total une quarantaine d’associations, du Basket au tir à l’arc, au rugby, yoga, et… cyclotourisme.

A ce titre, il nous a été réservé un espace près de la piste d’initiation au code de la route sur l’île, espace qui nous a permis de mettre en place un « circuit d’agilité » et un espace « course de lenteur ».

Compte tenu de cet espace, la participation à ces activités était plutôt tournée vers les jeunes enfants. Cette année nous avons choisi pour des raisons de sécurité de ne pas organiser de circuit sur route.
Toute une équipe était présente tout au long de cette journée, Alain, Bernard G, Chira, Josyane et Pierre Yves, Jean-Marie et Anne.

Nous avons commencé avec Alain en fin de matinée pour mettre en place le circuit avec des éléments fournis par le service des sports (plots, barrières et barnum) et des éléments que nous avions achetés auprès de Décathlon-Pro (portiques, plots de couleur … ), ensuite toute l’équipe est venue accueillir les participants, Bernard G. plutôt adepte de la course de lenteur, Josyane et Anne plutôt dans leur élément pour guider les petits sur le circuit d’agilité.

capture d_écran 2019-01-11 à 15.14.35Cette manifestation a eu lieu pour la première fois sur l’île, nous avons pu faire participer un bon nombre d’enfants, pas toujours à vélo d’ailleurs, beaucoup sont venus avec des trottinettes ou des rollers.
A cette occasion, nous avons eu des contacts avec des adultes à qui nous avons pu remettre notre « prospectus » du club et en précisant bien que nous aurions très certainement une organisation mise en place dès le mois de septembre pour accompagner les « premiers coups de pédales » sur nos routes (circuits courts !). Plusieurs personnes sont d’ailleurs venues dés le lendemain pour effectuer une première sortie avec le Club.
Affaire à suivre à l’occasion de la journée des Associations le 08 septembre.

Cet après-midi du 23 juin, sous un franc soleil, nous a permis de participer à cette manifestation organisée par la mairie de Maisons-Laffitte. Nous avons pris des contacts, diffusé notre bulletin « club » ce qui sera peut-être une possibilité de favoriser de nouvelles adhésions à la rentrée.

Bernard I.