du 24 au 28 mai, randonnée au source de l’Oise

La randonnée en chiffre :

  • 4 jours du 25 au 28 mai
  • 580 kilométres répartis en 4 étapes :
    • Maisons Laffitte à Saint Quentin – 175 kilomètres
    • Saint-Quentin à Fourmies : 85 kilomètres – 750 mètres D+
    • Fourmies – Laon en passant par Chimay – 132 kilomètres – 1136 métres D+
    • Laon Maisons Laffitte – 185 kilomètres – 1150 métres D+
  • 17 participants sur le vélo dont 4 participantes
  • 1 chauffeur, intendant et comptable
    • cette équipe permanente a été complété par  Eric et Jean-Michel les deux premiers jours et quelques invités familiaux pour la visite du familistére à Guise
  • 2 groupes de roulage
    • Le groupe le plus rapide dans sa version du jeudi aprés midi
      groupe le plus rapide – Anne prend la photo

      Rapide avec trois participants permanents et 4 ou 5 volages qui ont alternés les plaisirs de la vitesse et et le luxe de la détente

    • Dilettante avec une équipe permanente d’une dizaine de participants, et les oiseaux tombés du groupe précédent
  • 6 crevaisons dont 4 pour Philippe avant un changement de pneu salutaire au départ de Saint-Quentin
  • 1 blessé au genou suite à une chute à Guise (une demi journée de repos, une poche de glace, et le lendemain notre victime pouvait gambader avec le groupe le plus rapide)
  • 1 abandon le dimanche pour raison de santé suite à la canicule
  • 38 degré l’après-midi (c’est ce qui s’appelle de la canicule)

Pour rendre compte de cette expédition, notre envoyée spéciale a interrogé les organisateurs et les participants.

Le point de vue des organisateurs :  Serge et Dominique

pourquoi cette destination ?

  • Originaire de la région, nous avions à cœur de la faire découvrir et de partager avec les membres du club les plaisirs de ses petites routes, de ses belles villes souvent méconnues et de ses bières.

Comment s’est fait le choix des étapes ?

  • l’intérêt touristique de Saint-Quentin, Guise, et Laon  a dés le départ, imposé ces étapes comme des objectifs incontournables

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  • La distance de chaque étape s’est organisée autour de différentes contraintes :
    • faire une randonnée en aller-retour qui puisse se faire en 4 jours pour permettre aux actifs de participer,
    • réserver du temps pour découvrir les villes étapes,
    • trouver une hôtellerie qui permette d’accueillir un groupe d’une vingtaine de personnes et leur vélo
      • Chimay qui était pressentie comme deuxième ville étape a du être remplacée par Fourmies où nous avons trouvé un hotel présentant les caractéristiques que nous recherchions (capacité, prix, possibilité de restauration, garage des vélos)

Quelles sont les principales étapes pour l’organisation du voyage ?

  • Définir le parcours dans son ensemble a été rapide, le tracé définitif a été réalisé par Jean-Marc,
  • Trouver les hôtels en adéquation avec le parcours préparé (cf plus haut le remplacement de Chimay par Fourmies)
  • Identifier la bonne méthode pour le ravitaillement du midi : achat de paniers repas auprès d’une boulangerie locale sélectionnée grâce à tripadvisor. La réalisation des achats  a ensuite pu être pris en charge par Régis (sauf à Guise qui exigeait d’être payé à l’avance).
  • trouver un chauffeur : Régis n’a pas immédiatement dit oui, mais une fois décidé, il a simplifié largement le déroulement de la randonnée. Il a pris en charge non seulement l’acheminement des bagages, mais également les différents achats sur le parcours,(Panier repas, eau,..), la centralisation des factures et l’établissement des comptes.

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Les principales difficultés rencontrées ?

  • Dominique : La chaleur nous a poussé à anticiper le départ du dimanche matin, il a fallu trouver une solution pour avoir un petit déjeuner à 6 heure du matin (annulation du petit déjeuner prévu dans l’Ibis Budget, réservation d’un petit déjeuner à l’Ibis voisin, et ouverture du local de stockage des vélos à 7h du matin). Et ensuite, toute la matinée garder les cyclistes motivés pour accomplir le plus gros du trajet avant midi et ainsi éviter les plus grosses chaleurs
  • Serge : la difficulté à maitriser le nombre de participants et donc les réservations à faire ou à ne pas faire (ceux qui abandonnent, ceux qui se décident finalemen à  venir, ou finalement renonce..)

Quels éléments ont facilité votre travail ?

  • Dominique : Nous avons une chance extraordinaire avec le temps qui a mis en lumière la beauté de la région et désamorcé les tentations de mauvaise humeur
  • Alain : heureusement qu’il y avait Régis ! En parlant de Régis, je l’ai trouvé épatant, il a assuré avec maîtrise son rôle d’accompagnateur.  Je me posais la question de savoir comment faisait-il pour ne jamais se perdre et nous perdre. Avait-il nos parcours Openrunner dans la voiture. Sa présence a rassuré tout le groupe, on ne l’a pas assez remercié, et je voudrais lui dire aujourd’hui, comment je l’ai bien apprécié, et que ce qu’il faisait c’était aussi un sacré sport ! (NDLR : Régis avait la description des étapes et la carte établie par Serge et Jean-Marc, et son GPS de voiture).

Le point de vue des participants  

qu’est ce qui vous a décidé à venir ?

  • la destination ?
    • Hugues : le but du voyage : aller aux sources de… c’est un bel objectif. On a l’impression de remonter le temps. Ca fait un peu « à la recherche du temps perdu ». Et puis, pour un amateur de bière, c’est sympa d’aller à Chimay.
    • Josyane : Découvrir cette région, dont Serge et Dominique nous ont beaucoup parlé
    • Jean-Marc : Destination originale, traversée d’une région méconnue, chère au coeur de deux amis du club
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  • les compagnons de voyages ?
    • Michel : ce sont les compagnons de voyage qui m’ont décidé à venir afin de partager ensemble ce challenge
    • Thierry ; le partage d’une expérience cycliste à plusieurs
    • Alain : Pour connaître la région chère à Serge. Un homme de grande qualité, de tolérance, de générosité, toujours d’humeur égale, quelqu’un qui apaise et à qui on a envie de donner.
    • Jean-Marc : un voyage cyclotouristique, C’est toujours l’occasion de resserrer les liens d’amités
    • Anne : retrouver des cyclistes qu’on n’a pas vu depuis longtemps, et mieux se connaître les uns les autres
  • le challenge distance ?
    • Michel : faire 600 kilomètres en 4 jours, je n’avais pas réalisé de tels périples depuis 10 ans environ. Les étapes n’étaient pas trop dures en elles mêmes (parcours avec peu de dénivelé). C’est surtout le soleil qui a épuisé les organismes. Heureusement, le samedi nous avons eu la lucidité de nous arrêter à mi-parcours pour nous permettre de recharger les batteries, au lieu d’attendre le 90éme kilomètres où nous aurions été tous bien cuits
    • Hugues : faire des étapes de 180km, c’est toujours un défi.
    • Josyane et Pierre Yves : 180 km en une étape c’est un maximum
    • Anne : Sur la distance et avec l’enchainement des étapes, ce fut dur de conserver un rythme homogène dans le groupe : entre ceux qui se découragent et ceux qui jouent les fanfarons…

 

Qu’est ce qui vous a le plus impressionné ?

  • Tous le monde :
    • La visite du familistère de Guise a été le point d’orgue de ce week-end : l’élégance du lieu, l’originalité du projet industriel et social, la personnalité de son créateur Jean-Baptiste André Godin
    • la ville de Laon, vieille ville perchée sur sa butte-témoin, et sa magnifique cathédrale au clocher ajouré. Sur les routes surchauffée, elle nous a nargué une bonne dizaine de kilomètres avant l’arrivée, Elle nous a contraint à une dernière grimpette mais quel plaisir une fois à destination de partager une bière fraiche sur la place en face de la cathédrale
    • Saint Quentin, sa place de  l’hotel de ville, son beffroi au centre de la magnifique façade de sa mairie, son palais de justice et les débris du café où oeuvra Serge
  • Hugues : la beauté de tous les paysages, surtout quand ils sont vallonnés et que s’y dissimulent de beaux villages et leurs églises fortifiées. Les champs de toutes sortes de plantation que je peux faire identifier par Dominique.
  • Magali : l’aménagement de la source de la Somme. A l’inverse, les sources de l’Oise sont beaucoup moins bien mise en valeur, mais ce fut une occasion de faire une photo de groupe très réussie

Qu’est ce qui pourrait être amélioré ?

  • Compte tenu des contraintes pour définir le parcours, les participants ont tous estimé qu’il était un bon compromis, permettant deux jours de tourisme encadré par deux belles étapes longues mais sans trop de dénivelé
  • les hébergements
    • Les chambres avec lit superposés partagées à deux dans les Ibis Budget a été jugées trop spartiate, voire franchement inconfortable. Le standard de l’hotel à Fourmies a été unanimement jugé satisfaisant.
    • Michel : Le seul point à améliorer serait l’hébergement ( chambre avec1 grand lit + 1 lit superposé d’enfant !! ) . A partir d’un certain âge on aime notre confort….Les chambres à St Quentin et Laon étaient de ce type. La chambre de l’IBIS de Fourmies était parfaite avec 2 lits indépendants. Une amélioration serait de prévenir à l’avance le type de chambre ( avec lit superposé ou non) permettant à chacun de faire son choix en conséquence.
  • Sur les repas, la satisfaction est générale
    • Hugues : les restos du soir ont été très sympathiques, la soirée à Fourmies très réussie.
    • Anne : les repas étaient parfois un peu trop long, mais un groupe de plus de vingt personnes c’est forcement plus long
    • Magali : souvenir ému de la tarte au maroilles partagée dans le jardin du familistère
    • Alain : Les repas du soir étaient très sympathiques, tout le monde était aux petits soins pour tout le monde, aucune fausse note. Quand le bon vin a du succès, cela ne trompe pas, celui qui réchauffe et ouvre les bonnes relations amicales dans un groupe partageant le même plaisir, oui le plaisir d’être ensemble ! Voilà tout résumé
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  • Qu’est ce que vous auriez voulu faire, et que nous n’avons pas eu le temps de faire
    • Anne et Serge : La dégustation et les achats de bière au centre de découverte de Chimay a été bien rapide
    • Alain et Jean-Marc : les longues étapes des jours 1 et 4 ne nous ont pas permis des arrêts aussi fréquents que nous l’aurions souhaité pour pouvoir prendre des photos, (d’autant plus qu’en cas d’arrêt, il est difficile ensuite de revenir sur le groupe)
    • Josyane : la visite de Chimay a été bien courte et le passage à  Pierrefonds aurait mérité plus d’attention
    • Michel et Hugues :  toutes les bières que nous n’avons pas pu tester

En conclusion

  • êtes vous satisfait de votre Week end ?
    • 100% de oui
  • reviendrez vous pour une autre randonnée ?
    • 100% de oui
  • si oui, quelle destination aimeriez vous ?
    • Serge : depuis le passage de nos amis de Yeovil , j’ai une grande envie de retourner sur le sol Grand-Breton ; soit pour rejoindre notre ville jumelée Newmarket , soit pour aller à Yeovil où nous avons des amis
    • Hugues : la région de Macon sous la houlette de Michel (mais attention à la pluie)
    • Thierry : la Corse (ndlr : houlà c’est loin !)
    • Alain : les volcans d’Auvergne
    • Magali : retiendrait bien une proposition dans le Beaujolais cher au cœur d’Olivier
    • Pierre-Yves et Josyane : Aiment les surprises
    • Michel : peu importe la région toutes les régions de France sont intéressantes

en deux mots (ou plus), le fait marquant du week-end pour vous

  • Jean-Marc : la chaleur écrasante du samedi, qui m’a causé des désagréments que je n’avais pas anticipés et qui m’ont contraint au repos le dimanche
  • Daniel : je suis pleinement satisfait de cette randonnée, que ce soit par la distance des étapes, mais aussi et surtout par l’ambiance et la convivialité du groupe
  • Thierry : Le bon état d’esprit du groupe
  • Serge : La bonne humeur générale, la solidarité du groupe.
    • La satisfaction de voir que tout le monde a pris du plaisir malgré l’appréhension de certains pour la distance des étapes du jour 1 et 4 (180 kilomètres chacune ).
  • Michel : l’organisation parfaite de la randonnée. C’est ce qui m’a le plus impressionné.
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Randonnée Maisons-Laffitte – Remagen

Au matin du 3 mai à 8h00, Magali et Bernard s’élancent de la mairie de Maisons-Laffitte pour un voyage de 4 jours en direction de la mairie de Remagen (560 kms). Pour Bernard c’est son troisième périple consécutif entre les deux villes jumelées, pour Magali, c’est une première.

Le voyage se fait en autonomie, il faut donc prévoir le nécessaire pour transporter en plus des cyclistes, le minimum indispensable à un grand week-end sportif. Les vélos sont donc équipés en conséquence :

  • A l’avant, un GPS pour Magali, une boussole pour Bernard, et pour chacun une sacoche de guidon avec la carte de l’itinéraire et quelques provisions de bouche en cas de fringale
  • sur le cadre : une gourde et un bidon pour le matériel de réparation,
  • A l’arrière du vélo, un porte bagage avec des sacoches pour Magali, un sac de voyage pour Bernard avec le strict minimum pour se vêtir, se débarbouiller et faire une petite lessive à l’étape, deux chambres à air et un pneu pour Magali, le sac à vélo pour le retour en train pour Bernard.
  • Dans les poches du maillot : téléphone, papier d’identité, carte bleue

Chaque vélo équipé et lesté des bagages pèse 20 kilogrammes une fois la gourde remplie.

Bernard a défini le parcours et réservé les hôtels. Magali s’est inquiété de son équipement, et a chargé les parcours sur son GPS (bref, elle a fait la touriste).

3 mai :146km de Maisons-Laffitte à Chauny – 583 mètres de dénivelé

Nous partons sous la pluie, quelques courageux amis de Remagen et Cyclistes de l’USML sont venus nous encourager au départ. Serge valeureusement nous accompagne pendant une trentaine de kilomètres puis retourne à la case départ.
Nous faisons la route avec une alternance de pluie et d’éclaircie, accompagnés jusqu’après Creil par le bruit des voitures.
En arrivant sur Chauny la campagne est verdoyante, l’Oise est canalisée, il ne pleut pas, il y a presque du soleil. Pour trouver l’hôtel, nous tournons en rond à travers places et ruelles. C’est une sympathique ville de brique avec un canal et un beffroi sur le bâtiment bi-fonction Mairie-Palais de justice.
Arrivée devant l’hôtel à 17h – Nous sommes en avance, le gérant est parti faire les courses. Nous nous installons dans l’arrière court impatient de prendre notre douche.

2017 Select Remagen - 4

4 mai : Chauny / Givet- 160 kms – 1643 mètres de dénivelé

Après une journée d’échauffement, nous attaquons les choses sérieuses. L’étape du jour va nous montrer toute la variété des routes et chemins que l’on peut parcourir en vélo : route à grande circulation, calme route départementale, petite route oubliée le long de la ligne Maginot, piste cyclable en ciment au milieu des forêts, chemin agricole… Pour les paysages tout y est : champs de colza encore en fleur, blé naissant, forêts…Pour les monuments, il ne manque rien châteaux, beffrois, églises fortifiées, petits villages de briques…La météo est toujours aussi changeante, des nuages, du soleil, un orage de grêle qui nous gratifie de 10 minutes de douche et d’une flagellation appuyée. Pour le relief, un enchainement de cotes de 1 à 10% (honnêtement, majoritairement à 3-4%) qui usent les jambes et les énergies.
Et pour qu’il ne manque rien à cette journée de cyclotourisme, une erreur de parcours à Couvin qui a ajouté 10kms à l’étape prévue et quelques côtes mémorables.
Mais pour faire face à toutes ces péripéties, nous avons trouvé un sandwich taille XXL, nos premières bières belges, et à l’arrivée une assiette ardennaise servie par une hôtesse avenante, et des chambres spacieuses et confortables.

5 Mai : Givet – Bütgenbach – 130 kms – 1431 mètres de dénivelé

Dans son compte rendu sur Facebook, Bernard a qualifié cette journée de « cool ». En effet, il y a peu de circulation sur les routes des Ardennes, cette région de la Belgique est parcourue de pistes cyclables généralement bien isolées du réseau routier : les RAVeL (Réseau Autonome de Voies Lentes), très bien entretenues et avec des pentes douces quoique parfois interminables. Mais quand même, ça monte, et même si Bernard prévient de chaque difficulté à venir, il faut tout de même escalader chaque col et se hisser avec les sacoches jusqu’en haut.
Pour soutenir notre effort, nous avons pris un thé agrémentés de cubertons à Rochefort (patrie de Raymond Devos, et siège d’un célèbre festival du rire), déjeuné à Hotton avec des pelminis (sorte de ravioli russe) arrosé d’un digestif géorgien et gouté à Waimes de délicieux gâteaux à la frangipane. Avec tous ça, aucune côtes ne nous a résisté (si l’on oublie l’entrée de la piste cyclable à Trois Ponts).
Comme nous ne nous étions pas trompé de chemin de toute la journée, à l’arrivée, nous avons fait le tour de Bütchenbach par le haut pour trouver l’hôtel qui est au bord du lac (donc en bas). Nous y trouvons nos petites chambres, une bonne douche, un maitre d’hôtel qui mériterai d’être anglais et un délicieux repas gastronomique.

6 mai – Bütgenbach – Remagen – 123 kms

Aujourd’hui, il fait très beau. Nous entrons en Allemagne au point du jour. Le soleil brille, les éoliennes tournent, les Ardennes nous offrent les dernières ascensions et le point culminant (695 métres) de notre voyage.
Après ce dernier effort, nous abordons les pistes cyclables allemandes (Ahrweg) et la longue descente vers Remagen.
Nous prenons un petit café à Blankenheim au milieu de la forêt, puis un solide déjeuner à Altenahr, nous franchissons un tunnel, pour arriver dans la vallée de l’Ahr et ses vignes accrochées aux versants escarpés des collines.
A l’abord des villes, les pistes cyclables sont très fréquentées en ce jour de beau temps, et nous roulons prudemment pour éviter les promeneurs à pieds, en patinette, à vélo, ou en fauteuil roulant.
Nous arrivons devant la mairie « Rathaus » de Remagen à 17h. Nous sommes accueillis par le sourire de nos hôtes allemands, une bière blonde et une compétition de Biathlon (ski à roulette et carabine à infrarouge).
Après trois voyages consécutifs, Bernard qui connait maintenant trop bien la route, appelle nos amis allemands à se lancer une année prochaine sur la route Remagen – Maisons-Laffitte.
Nous passons une soirée chaleureuse autour d’un repas de Tapas, et du spectacle du « Rhin en feu » qui cumule le plaisir d’un feu d’artifice, et d’un défilé de bateaux illuminés.

7 mai – le retour à Paris

Nous rejoignons (en voiture) la gare à 9h. Nos vélos sont soigneusement emballés dans leur housse. Nous nous installons pour un court trajet vers Koblenz. Nous descendons, rejoignons le quai numéro 1, nous inquiétons du sens du train, et découvrons avec stupéfaction que nous sommes descendu à Zentrum, et pas Hauptbanohf, et que la correspondance est dans la prochaine gare, 1,5kms plus loin.
Après 10 minutes d’agitation désordonnée, nous sortons les vélosde leur housse, remontons les roues et les sacoches, pédalons furieusement jusqu’à la gare principale, arrivons essoufflés et transpirants pour réaliser que nous avons loupé notre correspondance de 4 minutes.
Là, le bilinguisme de Bernard se révèle un atout inappréciable pour négocier un changement de nos réservations afin d’arriver à bon port avant la fermeture des bureaux de vote et ne subir aucun supplément de prix.
A Kaiserslautern, nouvelle surprise ! le train a été monté à l’envers, et nous nous trouvons face au wagon de deuxième classe numéro 18 en lieu et place de celui de première classe numéro 11. Nous prouvons encore une fois notre forme en courant toute la longueur du quai, vélo sur une épaule et sacoches sur l’autres, pour rejoindre nos places.
Enfin , nous pouvons profiter d’un grand moment de calme et de confort dans le wagon libre de tout autre passager jusqu’à notre arrivée à la gare de l’Est où Régis nous attendais pour nous ramener en voiture à Maisons Laffitte.

En conclusion, que retenir de ces 4 jours en vélo :

  • la météo :
    Le temps était annoncé très pluvieux, mais finalement la météo fut relativement clémente avec une superbe journée ensoleillée à notre arrivé en Allemagne
  • les chiffres,
    560 kms, 4200 mètres de dénivelés
    Zéro crevaison
    une petite chute suite à un changement de vitesse un peu brutal
  • Les routes :
    (-) la circulation automobile très intense pour sortir de la région parisienne
    (-) les accotements non stabilisés des petites routes françaises
    (+) les RAVel Belges
    (+ ou -) les pistes VTC Allemande qui mettent à rude épreuve les pneus, mais isolent agréablement du trafic routier
  • l’orientation :
    une navigation (presque) sans faille avec plusieurs outils (mémoire de Bernard, Carte, boussole, GPS, road-book avec les principales étapes, contact locaux)
    et quelques erreurs de navigation pour pimenter le parcours
  • la communication :
    Les vertus du multilinguisme de Bernard : la discussion en Russe avec la Géorgienne récompensé par un digestif avant de monter le col des Ardennes belges, l’allemand pour négocier les billets de train et le langage « Bovin » pour faire réagir nos amis ruminants en bord de route
  • La gastronomie :
    les cuberdons belges à Rochefort,
    les bières belges et allemandes,
    les petits déjeuners allemands,
    et le dîner à l’hôtel de Bütgenbach avec le maître d’hôtel stylé « s’il vous plaît » (Bitte)
  • les caprices de Magali :
    le dernier km de montée du col en musique berbère pour l’encourager (sinon Bernard devait chanter !)
    Des grommellement quand la pente est trop forte, ou le revêtement routier insatisfaisant
  • Arrivée à Remagen :
    la rencontre toujours aussi conviviale avec nos amis allemands
    la compétition de biathlon et nos essais à la carabine
    le spectacle du Rhin en flamme depuis l' »Appolinar Kirsche »
  • Le retour
    apprendre à faire la différence entre Koblenz centrum et Koblenz Hauptbanhof
    le trajet de retour le long du Rhin avec vue sur le rocher de la Lorelei
  • et enfin la bonne ambiance du duo de l’USML Cyclo / Amis de Remagen

Pour finir dans l’esprit bi-national de ce voyage, voici le bilan en allemand rédigé par Bernard pendant le voyage de retour :

Was von diesen 4 letzen Tage sich erinnern ? :
– annehmbares Wetter mit einem sonnigen Tag gestern (Samstag)
– Eine reiche Reise (561 Kilometer), mit 10 km Umleitung
– mehr Radwege in Belgien und in Deutschland (Ahrtal)
– Kein Strecke Fehler (mit der Hilfe von GPS, Karten, Kompass und menschlichen Kontakten)
– Russisch gesprochen mit eine Georgische Frau in Hotton
– Die belgische cuberdons, Die belgische und deutsche Biere, und deutsches Frühstück.
– Abendeessen im Restaurant in Bütgenbach mit einem geschulten Oberkellner
– der letzte km in dem Gebirgspass mit Musik (sondern muss ich singen für Magali Hilfe)
. Einige Pausen und Grunzen von Magali wenn es schräg und schwer war
– die Aussicht auf Rhein in Flammen von Appolinar Kirche
– die Aussicht an der Lorelei von Zug
– die Erste Klasse Bedienung mit TGV mit einem ganzen reserviert Abteil für uns, nach einige Paaren Überraschungen … Küken Mal Facebook
Und endlich die Harmonie des USML Fahrräder / Amis de Remagen Duo

Wer solltet nächtes Jahr nach Remagen beim Fahrrad gehen ?
Nächstes Jahr werde ich nach Newmarket –UK fahren !
Drei Mal für mich, das ist genug !

24 juin 2017 : BRM 600 de Flins

Fred sans Bart : épisode final de la saison 2017

Mon dernier objectif ultra de la saison était le BRM 600 de Flins. Bart ne désirant pas cette année ajouter de ligne à son palmarès de BRM, j’ai pris mon parti de partir seul.
Donc j’enfourche mon vélo le samedi matin à 4h40 pour rejoindre le point de départ. La météo annoncée est excellente, je peux voyager léger :

  • Vélo Cannondale CAAD 9 de 8.6 kgs, très souple et très solide avec ses roues Ksyrium Elite,
  • Deux petites sacoches sur le cadre pour le GPS, les barres énergétiques et l’outillage,
  • les poches de mon maillot remplies de sandwiches et de fruits secs.

J’arrive au départ à 5h30; les 15 autres participants sont déjà partis.
A Andelu, un groupe de 11 cyclistes s’est arrêté pour réparer une crevaison. Cela me permet de les rattraper. Un petit « bonjour » sans m’attarder, puis un peu plus loin je double un solitaire que je salue, un peu plus loin je croise un groupe de trois randonneurs équipés de grosses sacoches.

Je roule seul et vite.

  • Je passe le premier contrôle de Chateauneuf en Thymerais à 8h46,

J’avale un café en 5 minutes et je repars. A partir de 10h00, je commence à avoir faim, je dévore un sandwich, puis deux, puis trois, puis quatre, l’équivalent de deux baguettes. Pour ne pas perdre de temps, j’ingurgite mon repas sur le guidon.

  • Je passe le contrôle à Savigny sur Braye à 12h30,
  • à Bourgueil à 16h30.

Ma vitesse de croisière est de 25.5 km/h, pauses comprises. Il y a un fort vent d’ouest qui me gêne un peu. Heureusement, après avoir franchi la Loire, direction Montbazon le vent tourne, et me pousse. Ca va beaucoup mieux.

  • Je passe le contrôle de Montbazon à 18h40

J’en profite pour m’acheter un sandwich et remplir mes bidons. Ensuite, je roule jusqu’à Contres pour le contrôle et le camping qui se situe juste avant Cheverny.

Il est 21h20 quand j’arrive au Camping Les Saules. J’ai beaucoup d’avance sur les temps de passage imposés. Je profite des douches et je dors dans une tente sur un vrai lit. Je prolonge un peu au delà de mes prévisions mon temps de repos, mais je repars quand même avant le lever du soleil à 4h00.
Il me reste 240 kilomètres à parcourir et ça va tout seul, malgré le vent d’ouest persistant. Je continue sans défaillir à enchainer les étapes et à répondre aux énigmes de contrôle.

  • Je passe le controle de Meung sur Loire à 6h10,
  • celui de Voves à 8h30,
  • Epernon à 10h30.

Je grignote mes provisions de noisettes et d’amandes toujours sur le guidon.

  • J’arrive à Flins à 12h30 sans encombre.

J’ai effectué le BRM 600 en moins de 31 heures (pour un délai maximum de 40 heures); le groupe à la crevaison croisé en début du BRM m’a doublé pendant la nuit, ils n’ont dormi que 3 heures dans un sas de banque et sont arrivés deux heures avant moi.

A 13h30, dimanche 25 juin, je suis à Maisons Laffitte après 33 heures de vélo.

Tout va bien, je suis tout de même un peu fatigué; quelques jours seront nécessaires pour m’en remettre…Avant de partir à Vars et d’affronter les cols du Queyras

rédigé par Frédéric Hamon

17 juin 2017 – Versailles – Chambord

Les aventures au long cours de Bart

Je m’étais inscrit sur le parcours des Gorges de l’Ardéchoise depuis janvier, mais finalement pour des raisons personnelles   je dois me désister à la dernière minute.

Pour me consoler de ce rendez-vous manqué avec les routes d’Ardèche et me maintenir en forme, je décide quelques jours avant l’échéance de participer à la randonnée Versailles – Chambord.

  • Les pré-inscriptions sont closes.
  • Il n’y a plus de plateaux repas.
  • Qu’à cela ne tienne !

Samedi un peu avant 6 heures, je quitte Maisons-Laffitte pour Versailles. A cette heure-là, il y a peu de circulation, je peux emprunter la même route qu’en voiture. Le lieu de départ a changé depuis l’année dernière mais pas le reste de la journée (parcours, ravitaillements et point d’arrivée).

2017 Bart Versailles Chambort - 16h45, je quitte le stade seul même si je suis entouré de nombreux cyclistes.

La météo est belle. Il fait déjà 15 degrés et nous avons un beau ciel bleu. Me voilà parti pour la vallée de Chevreuse. Tout le relief de la sortie (220 kms pour le rallye) est concentré dans cette première moitié.

Et rapidement, je rencontre un autre cycliste isolé, Pascal de Saint-Nom la Bretèche.

Le premier ravitaillement se fait dans l’arrière-cour du boulanger de Châlon-Saint-Mars (km 60). Les viennoiseries sortent du four, et l’animation est assurée par un accordéoniste.

Je ne m’attarde pas et repars rapidement. C’est une habitude prise sur les BRM avec Fred dont la maxime est : Ne pas perdre de temps sur les ravitos !

2017 Bart Versailles Chambort - 2Je sors de la vallée de Chevreuse avec le vent dans le nez et rapidement la pause déjeuner s’impose. Le stade de Chilleurs-aux-Bois (km 110) accueille les cyclistes. Je me joins à la troupe pour manger mes sandwichs et bananes. Un petit café. Et pas plus de Un petit café. Et pas plus de 30 mn d’arrêt.

La traversée de la forêt domaniale d’Orléans sur la digestion me parait interminable. Le revêtement est très mauvais et le vent de face.

La situation s’améliore après la traversée de la Loire. Zéro relief et le vent dans le dos. Dernier ravitaillement à Saint-Cyr-en-Val (km 167). Je termine le rallye, non sans peine, avec un cycliste couché déjà croisé sur plusieurs BRM. Un habitué des longues sorties qui roule énergiquement.

Et devant le château de Chambord, je retrouve Chérif, du club de Sceaux, avec qui Fred et moi avons fait le BRM 300 d’Andrésy. L’arrivée se fait quelques kilomètres plus loin. A Muides (km 222) sur les bords de Loire.

Bon, une fois de plus j’ai oublié la crème solaire, j’ai pris de « belles » couleurs sur les bras.

rédigé par Barthélémy Fourment

2017 Bart Versailles Chambort - 5
le parcours
2017 Bart Versailles Chambort - 4
la réalisation

28 mai 2017 – London to Paris in 24 hours

Un défi vélo pour une bonne Cause avec Barthélémy

Je vous en parlais à la fin de notre compte rendu du BRM 400 de Flins. Je participe fin mai cette année à une randonnée cycliste à but charitable. Il s’agit d’un défi que se sont lancé des amis anglais : relier Londres à Paris en 24 heures dans le but de lever des fonds pour la lutte contre le cancer.

Techniquement l’objectif n’est pas insurmontable. 300 kms et une traversée de la Manche en ferry de 5 heures le tout en 24 heures. L’aventure se corse quand on sait que sur les 10 cyclistes qui prennent le départ un tiers ont acheté leur premier vélo en début d’année et un autre tiers ne sont pas des « cyclistes sportifs ». Mais tous sont de bonne volonté et se sont entrainés assidument ces derniers mois.

Pour moi l’aventure commence quelques jours plus tôt quand je dépose mon vélo au fret de la Gare du Nord pour expédition à London Saint-Pancras International. J’ai un petit pincement au cœur en l’abandonnant, moi qui ne le quitte jamais des yeux habituellement.

2017 Londres à Paris - 2Samedi matin arrive. Je prends l’Eurostar pour rejoindre la ligne de départ. La météo annonce un temps chaud et orageux.

2017 Londres à Paris - 3J’enfile ma tenue de cycliste dans les toilettes de la gare et je récupère ma monture en bon état. Le bureau du fret est bien équipé pour recevoir les cyclistes : pompe à pieds et pieds d’atelier pour les bricolages de dernière minute.

Je retrouve la fine équipe devant Big Ben pour un départ du centre de Londres aux alentour de 16 heures (voir photo à la une de l’article). La troupe est soudée autour de David (casque jaune) qui est en rémission d’un cancer de l’estomac.

2017 Londres à Paris - 4La partie anglaise du parcours est courte. Une petite centaine de kilomètres. Mais le risque est grand. Si nous ratons le ferry du soir à Newhaven le suivant n’est pas avant le lendemain matin et le défi tombe à l’eau.

La météo ne joue pas en notre faveur. Nous avons un fort vent de sud tout le long du trajet mais à 21 heures nous avons rejoint l’embarcadère comme prévu. Douche. Sandwich. Et nous montons à bord pour une traversée de nuit.

Je n’ai pas pensé à prendre de photo de l’intérieur du ferry mais c’est spartiate. Nous nous  reposons 3 petites heures dans des fauteuils inconfortables avant de débarquer au petit matin à Dieppe.

Le jour se lève, il est bientôt 6 heures, nous prenons la route de Paris. Pas de vent et température agréable. Les trois premières heures sont idéales.

2017 Londres à Paris - 10Plus tard dans la journée, le vent se lève et le mercure grimpe. Les bosses s’accumulent. Et les difficultés se font sentir dans le groupe. Les pauses sont trop nombreuses et trop longues. Le temps passe…

En arrivant en région parisienne la température doit avoisiner les 30 degrés Celsius.

Le doute s’installe :   le défi des 24 Heures va-t-il être réussi ? tout le monde va-t-il aller au bout ?

Nous rentrons dans Paris en passant par le Mont Valérien et le bois de Boulogne (merci Max pour l’itinéraire). Rafraichissant.

Nous perdons 3 cyclistes suite à la combinaison « forte pente du Mont et forte température ». Mais le gros de la troupe arrive à bon port au Trocadéro en 24 heures (et 25 minutes).

Mission accomplie ou presque. C’était une belle ballade et une belle aventure. Nos trois derniers comparses arrivent dans l’heure qui suit.2017 Londres à Paris - 7

Nous avons recueilli à ce jour pas loin de 11 000 livres de dons.

Prochain challenge, relier Londres à Paris en 24 heures mais en passant par Calais. La traversée de la Manche est plus courte, une heure, en revanche les distances à parcourir en vélo seront plus longues : 460 kms.

rédigé par Barthélémy Fourment

20 mai 2017 – BRM 400 de Flins

Les randonnées de Bart et Fred – Saison 1 épisode 4

Avec Fred, nous en parlions depuis quelques temps déjà et nous voilà samedi matin 20 mai sur la terrasse du 46 pour les derniers préparatifs. La météo est annoncée clémente mais le ciel reste menaçant et incertain. Fred a une angine qu’il traite et moi je sors d’une semaine de boulot épuisante. Globalement ce n’est pas la folle ambiance. Nous nous mettons rapidement d’accord pour rouler à « l’économie » pendant ce BRM.

Nous nous  retrouvons à 14 heures au rond-point du tir : Direction Flins pour un départ officiel entre 15 et 16 heures.

Une trentaine de participants sont déjà prêts quand nous arrivons sur la ligne de départ. Le temps de s’inscrire, ils se sont envolés. Nous découvrirons plus tard que les champions ne sont pas encore arrivés. Ils vont nous doubler dans la nuit.

15H – Flins . Nous voilà partis.

La température est clémente, mais le vent est contraire. En chemin nous croisons Philippe B, il est super équipé et il roule bien (nous saurons plus tard que son pneu, n’avait pas décidé de faire ce BRM, et qu’il a crevé au bout de 90 kms sans pouvoir réparer faute des chambres à air adéquates).

Nous commençons, Fred en tête, face au vent sur les 100 premiers kilomètres. Nous roulons lentement, la déshydratation arrive sans trop nous en rendre compte. Nous hésitons à ravitailler à Bréteuil pour finalement repousser au premier point de contrôle. Erreur ! Nos bidons sont vides et les 25 kilomètres suivants sont désertiques.

2017 BRM 400 Flins - 6Après un gros ravitaillement, puis un café sur le pouce à l’Aigle, il est 20 heures, nous sommes juste au milieu de la fenêtre de passage sur ce premier contrôle (18 – 22 heures), nous repartons plus au nord. Le vent a tourné, il est maintenant de travers. La situation s’améliore.

Finalement c’est avec la nuit que le moral revient. 22 heures, nous nous arrêtons sur la terrasse d’un restaurant sur le point de fermer (probablement Putot en Auge). Nous nous ravitaillons en coca et enfilons nos vêtements secs pour attaquer la nuit.

A ce moment-là il n’y a plus une once de vent et il fait remarquablement bon. Nous rejoignons deux cyclistes qui roulent fort et nous nous relayons jusqu’à Houlgate, second point de contrôle.

2017 BRM 400 Flins - 5Il est minuit, nous répondons à la première question mystère.

Note d’information : sur les BRM, la nuit, les tampons des commerces sont remplacés par des questions.

En l’occurrence pour Houlgate, il s’agit du nom du premier officier sur la liste du monument aux morts : Robert BRODU.

A partir de Houlgate, la nuit se rafraichit significativement. Le tracé qui longe la côte jusqu’à Honfleur est étonnamment accidenté (je m’attendais à des kilomètres de bord de plage). Nous refaisons le plein d’eau dans un hôtel de Deauville et, à Honfleur arrêt casse-croute devant un bar remplit de fêtards qui tournent à la bière.

Nous quittons la côte normande pour longer la Seine. Point de contrôle suivant à Conteville. Il est 02 :20. En arrivant dans ce village endormi nous trouvons un petit groupe de cyclistes en train de piqueniquer sur le trottoir. Nous repartons rapidement avec la réponse à la seconde question, le commerce à côté de la poste est une boulangerie. Je suis fatigué,  pas de selfie à cette étape.

2017 BRM 400 Flins - 4Ou alors peut-être celui-ci par erreur. Mais c’est confus. Nous venons de franchir 250 kilomètres. La fatigue se fait sentir. Heureusement, il ne pleut pas et le vent n’est pas revenu. Nous reprenons notre route.

Je n’ai pas de souvenir précis des 75 kms qui ont suivis jusqu’au quatrième point de contrôle. Si, peut-être les premières lueurs du jour, peu après 4 heures, et le pain aux raisins avec Coca dans une boulangerie tout juste ouverte à 5 heures.

Nous passons le dernier point de contrôle sans nous arrêter. Le Manoir. 320 kms. L’église est d’architecture moderne, facile d’identifier la réponse à cette dernière question. Il est 05 :45.

2017 BRM 400 Flins - 2Les 90 derniers kilomètres vont nous sembler longs. Il fait grand jour et presque chaud. Nous avons soif. La cote de la Roche Guyon est raide mais vite oubliée. En revanche la route entre Vetheuil et Flins est interminable. L’impression de ne pas avancer.

Finalement nous y voilà. Flins sur Seine.

 

Il est 09 :40. Le BRM 400 est homologué en 18 heures et 40 minutes.

2017 BRM 400 Flins - 3Il ne nous reste plus que 23 kilomètres et quelques bosses pour rentrer chez nous.

Pour ma part je vais m’arrêter au 400 pour cette année mais Fred est bien parti pour enchainer des distances toujours plus longues.

rédigé par Barthélemy Fourment le 24 mai 2017

6 Mai 2017 – Le BRM 300 d’Andrésy

Les randonnées de Bart et Fred – Saison 1 épisode 3

En ce samedi 6 mai, jour de la Sainte Prudence, nous avons décidé de participer au BRM 300 organisé par le club d’Andrésy (Brevet des Randonneurs Mondiaux de 300 kilomètres).

La période de départ fixé  par l’organisateur est entre  4h00 et 5h00 du matin, soit un peu plus tôt que d’habitude.

Pour être dans les délais, nous nous réveillons à 3h00 et prenons un petit-déjeuner gargantuesque pour préparer notre longue journée. Le rendez-vous est fixé devant la piscine vers 4h00. Comme Maisons-Laffitte est à seulement 10 kms d’Andrésy, soit une ½ heure de route en vélo, nous sommes assurés d’arriver avant la clôture des inscriptions.

Nous sommes les derniers inscrits. Il y a seulement 29 participants. Les risques de pluie ont refroidi de nombreux cyclistes qui prudents sont restés au chaud et au sec.

Notre écot acquitté, nous partons vers Cergy, Gisors puis Lyons la Forêt, où se trouve notre premier contrôle. La météo est clémente, le temps sec, la température plutôt fraîche et il n’y a pas de vent. Sur la route, nous rejoignons  et dépassons quelques cyclistes.

Nous croisons la route de Chérif. Il arrive de Sceaux et s’est levé à 2h00 du Matin. Il prépare un 1000 bornes que son club va bientôt organiser. Il décide que notre allure lui convient et prend notre roue.

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Arrivée à Lyons la Forêt (km 84), nous pointons dans une boulangerie et grignotons notre premier sandwich.

Là nous rencontrons Dominique qui arrive d’Evreux. Il attend le premier peloton, sagement assis sur un banc. Il se joint à notre petit groupe. Nous voilà repartis à 4 vers Elbeuf et La Bouille pour le deuxième contrôle.

Dominique, qui roule très bien, prend immédiatement la tête du peloton et nous fait partager ses connaissances de la région et du cyclisme. Il a déjà deux Paris-Brest-Paris à son actif…Respect !

Arrivés à la Bouille (km 137), nous faisons notre deuxième halte dans un café. Tout en nous ravitaillant, nous prenons le temps d’admirer un énorme vraquiers qui remonte la Seine à vide.

Puis tout se gâte. Nous venons de rouler 5h00 dans de bonnes conditions. Mais les dieux météorologiques s’impatientent, et voilà que la pluie commence à arriver. Tout doucement au début, elle s’insinue peu à peu dans nos vêtements et nos chaussures. Elle est bien décidé à nous accompagner pendant le reste de la journée.

A Montfort/Isle (km166) nous pointons à nouveau dans une boulangerie où nous engouffrons un nouvel en-cas. Chérif, prévoyant a apporté son taboulé.

La pluie gagne en intensité. Nous repartons en file indienne vers Le Neubourg, Caer et Vernon. Je prends quelques relais mais la plupart du temps, c’est Dominique qui tracte notre petite équipe. Le trajet est éprouvant à cause de la pluie. Mes doigts gelés ne parviennent plus à passer les vitesses. Nous arrivons à Vernon transformés en quasi-glaçons.

Puis, c’est le drame. Dans une descente, le pneu de Bart explose littéralement. Heureusement, Dominique, en vieux briscard des longues distances a prévu un pneu de secours -plus tout jeune le pneu- mais en état suffisant pour ramener sa roue à bon port. Rapidement, Barthélémy procède à la réparation. Pendant ce temps, nous mangeons un morceau en le soutenant moralement. J’apporte une inestimable contribution à l’opération en remettant l’étrier de freins à la bonne place. Et oui, mal réglé, il a peu à peu déchiré le pneu. C’est ces petits détails qui transforment une randonnée usante sous la pluie, en une aventure épuisante. 

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Arrivé à Vernon, Dominique prend un sandwich et des frites, moi un café, Bart et Chérif un coca. Nous grelottons. Il nous faut près d’un quart d’heure au chaud pour reprendre des forces et arrêter nos dents de claquer. Après un peu de chaleur et l’amitié d’un copain (Bart) qui paie l’addition, le moral remonte en flèche.

A cette étape, Dominique nous quitte pour retourner à Evreux. Nous restons à trois pour accomplir le reste de la randonnée.

Pour rajouter un peu de péripéties à la journée qui sans cela eut été aussi terne que le ciel, Barthélémy crève une nouvelle fois peu avant la Roche-Guyon. Néanmoins nous restons positif, et pendant la dernière heure de route, nous réussissons à nous décongeler.

En fin d’après midi, fatigués mais riches d’une nouvelle et inestimable expérience, nous sommes les premiers à rejoindre l’arrivée à Andrésy.

Comme il ne faut pas changer une équipe qui gagne, nous avons déjà pris rendez-vous avec Dominique et Cherif pour le BRM 400 de Flins le 20 mai.

reportage de notre envoyé spécial Frédéric H

Aller à Gerberoy

Deux façons d’aller à Gerberoy :

  • la première consiste à partir en voiture de Maisons Laffitte à 6h30 du matin pour rejoindre dans le brouillard la gare de Bornel, enfourcher nos vélos pour 160 kilomètres de randonnée au milieu du colza en fleur, et retourner au point de départ par le même moyen.
  • et l’autre plus radicale qui prend le départ en vélo de Maisons Laffitte à 6h00 du matin pour rejoindre  Frépillon, puis enchaîne sur les 215 kilomètres du Rallye pour revenir en fin d’après-midi par le même moyen. Cet article raconte le récit de cette épopée par Fred.
regroupement à Gerberoy
de gauche à droite : Thierry, Emmanuel, Dominique, Didier, Magali, Sophie, Barthélémy, Frédéric.

Nous sommes  4 au départ de Maisons-Laffitte : Barthélémy, Emmanuel, Didier  du Mesnil et moi-même. Il fait froid, il y a du brouillard et beaucoup d’humidité.

Nous rejoignons rapidement Frépillon où nous attend Dominique du Mesnil. Il sort tout juste du boulot à Roissy où il vient de  garer son dernier avion (en fait, il travaille au service électrique). 

La première heure est très difficile, il fait froid, le brouillard perle sur nos lunettes, et nous n’y voyons goutte.

Pour corser la difficulté, je crève une première fois. Toute l’équipe vient à mon aide, et je les en remercie.  Puis selon la loi bien connue de la LEM (Loi de l’Embêtement Maximum), je re-crève un peu plus loin. La visibilité ne s’est pas améliorée. En plus, une fabrique de nano-silex sponsorisée par des marchands de chambres à air a essaimé sur la route ses nouveaux produits. Il nous faut un long moment pour trouver ce débris facétieux, et l’extraire du pneu pour éviter toute récidive.

Nous repartons,  ça se réchauffe, il fait 0°C.  La matinée avance et nous voyons que les premiers rayons du soleil vont bientôt poindre. 

En effet, à partir de 10h du matin, tout se déroule très bien : le soleil a gagné la partie, et le vent reste modéré. Nous rejoignons un petit ravitaillement au bout de 50 kms où nous retrouvons Thierry de Houilles, puis après 110 Kms nous parvenons à celui de Gerberoy.  Nous rencontrons Magali et Sophie parties sur le petit parcours, et opportunément nos parcours se synchronisent à l’heure du déjeuner.

Nous prenons un repas frugal, une petite photo de groupe et nous voilà repartis. 

Le retour se passe bien malgré le pollen de colza et les pesticides lâchés dans les champs.  Un dernier ravitaillement et c’est le retour sur Frépillon, puis sur Maisons-Laffitte (ce récit montre que le cycliste ne pense qu’à manger).

Bilan de la journée : une belle tournée de vélo dans une ambiance conviviale et collaborative avec 240 kms au compteur.

Une énigme est restée non résolue : où sont passé Sylvie et Joseph ?

votre envoyé spécial : Fred H

BRM 300 kms à Flins


Adjudant Hamon au rapport, validé par le Sergent chef Fourment

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  • Réveil à trois heures du matin pour un petit-déjeuner (g)astronomique.
  • Départ vers 4h00 devant la mairie.
  • Il faut une heure pour rejoindre Flins.
  • Il fait froid mais pour l’instant ça va encore.
  • Arrivés à Flins, il y a la queue pour les inscriptions.
  • Nous quittons donc Flins à 5h20 après avoir acquitté la somme de 7 euros, 13 pour Bart qui prend la médaille.

Nous prenons la route, il fait nuit. Dans la forêt de Rambouillet, la température vient de passer sous 0°C. Nous avons froid les trois premières heures jusqu’au premier contrôle à Sours. Nous nous arrêtons dans une boulangerie pour notre premier sandwich et  un bon gâteau au chocolat.

Après avoir fait tamponner notre carton, nous repartons vers Authon du Perche via Brou ; le soleil s’est levé, les premières chaleurs aussi. Enfin !

Nous roulons bien, la moyenne kilométrique se situe au-dessus de 27 km/h, c’est la Beauce et c’est tout plat.

Deuxième contrôle à Authon, nous mangeons un deuxième sandwich avec un coca-cola.

Nous poursuivons vers la Ferté-Vidame, notre prochain contrôle ; la route est toujours aussi facile, la météo clémente. J’ai demandé à Bart de ne pas prendre de relais afin de garder le rythme, qui reste soutenu.

La stratégie dans un BRM est de savoir s’économiser. Tels des petits rats d’opéra, nous nous mettons en danseuse à chaque côte.

Après un troisième sandwich avec un petit café pour moi et un coca pour Bart, nous reprenons la route vers Nogent le Roi. Il y a de plus en plus de côtes mais elles n’affectent pas notre rythme, et à l’instar de nos sandwichs, elles sont vite avalées.

A Nogent, nous rejoignons les groupes de tête. Nous prenons une boisson rapidement mais nos gibecières sont vides. Plus de salé dans les poches ! Il va falloir faire sans.

Sans défaillir, nous repartons, le vent s’est levé, un vent d’Est qui vient nous ralentir. C’est difficile, à ce moment-là nous regrettons la présence de talus protecteurs. Nous sommes très exposés; la vitesse descend à 22 km/h de moyenne.

Enfin, nous arrivons à Flins à 17h45. Nous avons fait le 300 en 12h25, pauses comprises. 

Il ne nous reste plus qu’à rentrer sur Maisons-Laffitte, toujours face au vent. Barthélémy prend le relais de Poissy à Maisons-Laffitte, instant de grâce pour moi.

La mission était rude mais nous n’avons jamais flanché, et nous avons franchis avec succèstoutes les étapes de ce long périple.

Et pour finir,  une petite pensée pour Philippe Barguillet qui est parti en même temps que nous. Nous espérons qu’il a résisté au froid du petit matin pour nous raconter ses exploits. 

Frédéric H

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2017, Année Cyclotouristique

En 2016, les cyclotouristes de l’USML ont parcouru en tous sens les routes des Yvelines et du Val d’Oise avec de temps à autre des excursions dans l’Eure au sud ou l’Oise au nord, voire même des aventures plus lointaines jusqu’à Samarkand.
Ce fut une belle année pour notre club, pleine de paysages, de rencontres et de kilomètres parcourus en peloton ou en solitaire, avec des objectifs aussi variés que nous sommes d’adhérents.

En ce début d’année 2017, les projets ne manquent pas, il faut sans tarder commencer à fourbir nos roues et nos cuisses. Lire la suite de « 2017, Année Cyclotouristique »