Les clés de la sécurité à vélo : Vigilance et Respect

Après une année 2020 où les confinements ont sérieusement entravé notre mobilité, nous sommes tous impatients d’enfourcher nos vélos. Pour que nous puissions jouir pleinement de notre sport, n’oublions jamais qu’il peut parfois être dangereux. Nous devons donc toujours porter attention à la sécurité.

Nous partageons la route avec les voitures et les piétons. Dans un choc avec une voiture, les conséquences sont sans commune mesure pour le cycliste ou le piéton. Ce rappel est d’autant plus d’actualité avec l’engouement récent des français pour le vélo, moyen de transport adapté pour le sport, la santé et la mobilité proche.

La fréquentation cycliste a bondi de 30% du 11 mai au 30 septembre 2020 par rapport à la même période en 2019. L’accidentologie cycliste a malheureusement connue elle aussi une augmentation. Le nombre de blessés à vélo a cru de 14% en juin, juillet, août 2020 : 1 566 en 2020 contre 1 362 en 2019. 65% des cyclistes tués ou blessés le sont lors d’une collision avec un véhicule de tourisme ou un utilitaire (https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/Communiques/Securite-routiere-Attention-a-velo-attention-aux-velos)

Pour preuve de la difficulté du partage de la route, un adhérent du club a été durement touché par l’inconscience d’un automobiliste qui l’a renversé dans un rondpoint lors d’une de ses premières sorties après le premier confinement. Cet accident montre qu’il faut toujours être vigilant pour deux.

Pour conclure un bref rappel de quelques conseils de Sécurité :

  • Avant de partir
    • Préparer son itinéraire en privilégiant si possible les pistes cyclables.
    • Penser à s’équiper : casque, vêtements clairs, accessoires rétro-réfléchissants, un éclairage avant et surtout arrière permettant d’être vu en cas de pluie, brouillard ou d’obscurité.
  • Pendant votre trajet à vélo
    • Respecter le code de la route
      • pas de feu rouge grillé !!,
      • arrêt obligatoire au stop
      • ne pas oublier les priorités à droite
    • Respecter les autres usagers de la route et en particulier les piétons
    • Indiquer ses changements de direction en tendant le bras.
    • Ne pas rouler après avoir trop bu. Au-delà de 0,5 g/l, c’est interdit, passible d’une amende et surtout très dangereux.
    • Ne pas rester dans les angles morts des bus et poids lourds, plus grands que ceux des voitures.
    • Dans les virages, serrer à droite, les voitures ne voyant les vélos qu’au dernier moment
    • Adapter votre vitesse à l’état de la route
  • Quand vous rouler en groupe
    • Privilégier la file indienne (obligatoire la nuit et lorsque la circulation l’exige). Et jamais à plus de deux côte à côte.
    • Lors d’un arrêt toujours s’arrêter sur le bas coté. Eviter de constituer un attroupement sur la chaussée en haut d’une cote ou à un croisement.
    • Et toujours veiller les uns sur les autres en s’assurant que tous vos compagnons de route suivent.

Rédigé par Dominique Ioos

L’accident, ça n’arrive pas qu’aux autres.

J’ai commencé à pratiquer le vélo en compétition à l’EC Sartrouville en 1962. Plutôt mauvais et à classer parmi les ramasseurs de casquettes loin derrière le peloton il ne m’est arrivé qu’assez rarement de m’offrir une « gamelle ». Après cinq années durant lesquelles j’ai tout de même appris à maitriser mon vélo, puis un court arrêt, je me suis remis à mon sport favori en 1973 et j’ai adhéré à la FFCT en 1975 via le club de Sannois.
Fréquemment interrompu pour des raisons professionnelles qui m’amenaient à découvrir des horizons lointains, je n’en restais pas moins un cyclo fervent reprenant son destrier chaque fois que c’était possible, y compris un jour en plein mois de février à Stavanger en Norvège.
Des chutes, j’en ai fait quelques unes mais finalement assez rarement et toujours sans réelle gravité.

Depuis la retraite je suis devenu un acharné, sortant dès que le temps voulait bien le permettre, cumulant ainsi les kilomètres, au point de dépasser régulièrement les 10000 par an, en dépit d’importants ennuis de santé et persuadé que le vélo était bien le remède à ces ennuis, tant physiquement que moralement. J’ai donc ainsi atteint les 300 000 km, et même dépassé si je tiens compte des années de compétition, et je n’avais jamais eu à subir la collision avec un véhicule motorisé, bien que parfois, rarement heureusement, ça n’était pas passé loin.

L’accident
Mais en ce mardi 18 août, alors que je venais de faire une toute petite sortie de reprise après un lumbago particulièrement tenace, rentrant chez moi après quelques petites boucles dans le parc de Maisons, j’aborde le rond-point de la Ruine, à cinq cent mètres de mon domicile, Une voiture arrive de ma droite et je la vois ralentir nettement avec l’intention de s’arrêter. Habitué à passer par là et n’ayant aucun véhicule à ma gauche, je m’engage. Mais alors que je coupe la trajectoire de la voiture, je réalise soudain que cette voiture ne s’est pas réellement arrêtée et le capot est trop près et continue d’avancer doucement : le choc est inévitable !

Ensuite je reprends mes esprits sur une civière alors que les pompiers me mettent dans l’ambulance. J’entends une voix qui m’indique que le vélo sera à la police municipale, et une autre précisant que la vidéo a été visionnée et que la voiture ne s’est pas arrêtée. J’ignorais la présence de cette vidéo surveillance ! Et me voilà emmené à Poissy pour des radios, début d’une longue galère pour moi, parce qu’un automobiliste n’a pas voulu perdre quelques secondes à respecter vraiment la priorité. Je ne suis pas responsable de l’accident mais c’est bien moi qui en paie les conséquences. Bilan : clavicule et trois cotes fracturées.
A tous ceux qui parfois prennent des libertés et des risques je voudrais seulement rappeler que juste ces quelques secondes peuvent parfois coûter très cher.

rédigé par Jean-Marc Levecque

TAT sur l’anneau de Longchamp : merci à la FFC

Elles ont l’habitude de se retrouver dans les rallyes, mais cette fois elles ont profité de l’opportunité qu’offrait  la FFC aux femmes pour aller s’essayer sur le légendaire anneau de Longchamp.
C’était samedi 19 septembre, un an avant la convergence « Toutes à Toulouse » 2021 ; quelle belle préparation.

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Les femmes sont à l’honneur ce samedi 19 septembre sur l’anneau cyclable de Longchamp. 3 créneaux horaires sont proposés par la FFC pour faire découvrir aux femmes le plaisir de tourner en peloton sur une boucle d’un peu moins de 4km.
Toujours partantes les TATs, surtout quand elles n’ont pas pu rouler ensemble depuis si longtemps.
Claudie de Plaisir et Cathy de Rambouillet s’élancent les premières sur le créneau de 15h. Les filles de Maisons Laffitte (Claire, Sandrine et Anne) retrouvent Christiane, Séverine de Croissy, et Céline de Bailly pour le créneau de 16h. Elles croisent les 2 premières qui reviennent tout sourire de leur séance. Claudie a profité de la présence d’Alain, mari de Christiane, pour un réglage de cassette. Nous aurons vraiment besoin de l’aide masculine pour la logistique et la mécanique sur le TAT.
Quelques minutes suffisent à Alain pour prendre le groupe en photo avant la session de 16h. Le tirage au sort est favorable à Céline : la chanceuse gagne le droit de rouler sur les Champs-Elysées le lendemain, avant l’arrivée des coureurs du Tour de France.
Chacune choisit son groupe suivant son niveau, confirmé, moyen ou débutant, et revêt le maillot « 100% féminine » qu’elle gardera en souvenir. Chaque groupe est composé d’une bonne dizaine de cyclistes, encadrées par deux jeunes ambassadrices FFC. Chez les confirmées du créneau de 16h, le premier tour se fait à allure tranquille. Puis quelques hommes, qui se sont immiscés dans le groupe, font éclater le peloton. Christiane, de sa poigne de fer, les remet en place. Le peloton se reforme et termine à une allure que toutes peuvent suivre.
Une fois la séance terminée, certaines regrettent de ne pas avoir fait d’exercices de relais. On n’est jamais mieux servi que par soi même : un peloton composé uniquement des TATs repart pour un exercice d’entraînement de relais courts sur 2 tours. C’est déjà presque au point pour Toulouse 2021!

reportage de Anne Wiechers

Qu’est ce que l’anneau de Lonchamps ?

Piste réservée aux cyclistes autour de l’hippodrome de Longchamp, entre le Bois de Boulogne et la Seine, l’anneau de Longchamp est l’endroit idéal pour les Parisiens et Altoséquanais (des Hauts de Seine) qui souhaitent faire quelques tours de roues.

Mais au-delà d’un simple lieu d’entraînement, « Longchamp », « LonLon » ou « L’anneau », comme le nomment certains, est aussi une institution du cyclisme du sud-ouest francilien. Il n’y a qu’à aller y faire un tour un samedi ou un dimanche pour s’en rendre compte.

Oui ! Parce que Longchamp les samedis et dimanches matin, c’est tout un rituel, presque une pièce de théâtre, avec sur l’affiche :

  • Le groupe qui roule fort : le Canyon blanc, le Kuota noir, le Look rouge, le Mathot Rose…toujours les mêmes à vous mettre à l’agonie dans le faux plat.
  • Les groupes qui roulent au train : maillot bleu et jaune, bleu et blanc, orange… A croire qu’ils sont là pour une balade de santé et pour papoter entres copains.
  • Le club du 3èmeâge : en général sur un vieux cadre acier ou une randonneuse et roulant tout seul dans le vent avec le nez qui coule. Respect de continuer à tourner ici malgré les années.
  • Les touristes : en général, le n° de dossard du triathlon de Paris est resté accroché au vélo. Selle trop basse, zigzaguant sur le circuit, il vaut mieux s’en méfier et prendre large lorsqu’on les double.
  • Les pignons fixes : décidément, mêmes les hipsters viennent à Longchamp. Sans frein, sans casque, avec la moustache et la chemise à carreaux, j’oserais pas !
  • Les retraités de Longchamp : debout à côté de la fontaine, ils passent leur matinée à regarder les autres tourner, commentent et divulguent leurs conseils.

Source : Le triple effort

Maisons-Laffitte – Chantilly – Le Crotoy

Le 19 Septembre 2020 – 214km de bonheur

Deuxième millésime pour ce Paris – Chantilly – Le Crotoy et deuxième participation pour ma part. Une superbe expérience à chaque fois. Je ne peux que vous encourager à la réaliser. C’était une chance qu’elle soit maintenue.

Comme l’année dernière, nous sommes partis avec Philippe (Barguillet) depuis Maisons-Laffitte notre plaque déjà fixée au guidon. Au lieu de se rendre au départ officiel à Colombes, nous partîmes bien éclairés dans la nuit noire à 5:00 de Maisons-Laffitte direction Chantilly en passant par Conflans. La nuit avait été assez douce grâce aux nuages et le thermomètre affichait déjà 18°, une sacrée différence par rapport à l’édition 2019 où il ne faisait que 4 degrés au lever du soleil.

Les deux premières heures, nous roulâmes à un rythme raisonnable d’environ 24 km/h, bridés de tout façon par la portée de nos lampes. L’avantage de partir aussi tôt, c’est que nous sommes passés à Chantilly vers 6:50 avant même le départ officiel qui était à 7:00 (sans parler de ceux qui partaient de Colombes qui ne nous rattraperont jamais) et sans passer par ce premier ravitaillement. Nous faisions notre trace au gré des marques quand vers 7:30 un motard avec son gyrophare nous doubla à faible allure, celui de l’organisation, tout surpris de voir qu’il était devancé par des participants. Il engagea la conversation et nous ouvra la route pendant pas mal de kilomètres, la grande classe. Nous sommes arrivés au premier ravitaillement à 08:30, toujours les premiers, bientôt rejoints à la pause par des poursuivants.

Avec le soleil levant, nous avions déjà accéléré le rythme, il faut dire qu’avec mes nouvelles roues DT Swiss, j’avais plutôt envie d’appuyer sur les pédales. Le pauvre Philippe était une victime collatérale, mais jusque-là tout allait, il tenait superbement le rythme, ce qui est exceptionnel pour tous ceux qui savent par où il est passé. A aller trop vite, nous sommes arrivés à la pause déjeuner… à 10 :00 avec déjà 130km au compteur.

Un pré complet avait été privatisé pour l’occasion avec de splendides chèvres juste à côté… et un bouc dont l’odeur plus que tenace nous a finalement motivée à nous éloigner un peu. Au fur et à mesure que nous mangions notre repas très correct, nous avons vu débarquer sur l’herbe des dizaines de voitures de collection, toutes aussi originales et rutilantes les unes que les autres. Les gens du coin aiment les vieilles voitures et partager leur passion.

Nous sommes repartis requinqués, enfin c’était mon impression. Philippe eu un petit coup de mou pendant une trentaine de kilomètres, rien de très étonnant à la vue du rythme un peu trop soutenu que nous avions eu jusque-là en duo, rarement dans la roue de quelqu’un.

Au dernier ravitaillement, il ne nous restait plus que 40km à faire et Philippe allait mieux. Nous sommes repartis avec un groupe et nous avons roulé en peloton jusqu’à l’arrivée. Le rythme était très soutenu et très vite la baie de Somme commençait à apparaitre. Arrivés à 13:40 au Tréport à une vitesse moyenne de 27,3km/h, l’idée me traversa un instant l’esprit d’enchainer avec un retour dans la journée sur Maisons-Laffitte, mais la nuit serait tombée un peu trop tôt et ma lampe n’avait plus de batterie (la bonne excuse). Nous avons donc finalement pris quelques bières sur le port avant que Barbara ne vienne nous récupérer en voiture. Un immense merci à Philippe et Barbara qui comme toujours sont de bonne humeur et plus que serviables. Venez tous nombreux l’année prochaine. Et si ça tente quelqu’un d’essayer un aller/retour de 430km dans la journée, vous savez qui appeler

un reportage de Damien Robert

Champagne et champs de bataille

A l’automne 2019 le club avait prévu un florilège de randonnées de la Corrèze à Reims en passant par la Bretagne. La Covid-19 a eu raison de nos projets sauf un. Une itinérance à partir de Maisons Laffitte jusqu’à Château-Thierry en passant par Soissons et Reims a été re-programmée pour le premier week end d’octobre.

La deuxième vague de la COVID et la tempête ALEX se sont également attaquées au projet. Lors d’une ultime veillée d’arme autour d’un verre de bière, la question de confiance est posée : partira ou partira pas. Le verdict est clair : partira.

Vendredi 2 octobre : rejoindre Soissons

Nous voilà au petit matin le vélo à la main, l’imperméable enfilé et les lumières allumées prêts à partir vers Soissons (140 kilomètres). Il pleut et les prévisions ne prévoient pas d’amélioration pour la journée. Alain a renoncé, Michel a décidé de faire la première étape dans le camion.

Le reste de la troupe part, mais pas très longtemps parce que 3 kilomètres plus loin juste après la Croix de Noailles, Magali crève. Du coup les groupes se forment : Anne, Sylvain et Serge partent devant, Dominique pourchasse, Pascale attend à la gare d’Achères et le reste de la troupe répare.

La crevaison fut un tantinet récalcitrante mais Dominique et Bernard en vinrent à bout. A 8h30 le groupe 2 repart, récupère Pascale et le voyage pourra continuer sans incident notable jusqu’au Mesnil Aubry. Là, les participants ne savent pas lire la topographie des lieux. Ils hésitent, pensent ne pas être sur la bonne route et cherchent une autre issue pour rejoindre Mareil-en-France. S’en suit une bonne demi-heure d’allers-retours sur la piste cyclable entre Attainville et le Mesnil Aubry jusqu’à ce que Bernard crève à son tour et interrompe la ronde. Dans un élan de solidarité involontaire Pascale crève au même endroit.

Aller retour et encore aller et un retour de plus

Magali et Josyane partent en exploratrice vérifier si la piste cyclable vers Baillet est une solution pour sortir de la nasse. C’est le cas et la troupe repart rejoindre le camion en attente à Plailly avec les sandwichs.

Trente kilomètres plus loin, le groupe 1 attend sagement (!) mais avec impatience au lieu du ravitaillement prévu, le café citoyen d’Auger-Saint-Vincent. Le camion porteur du ravitaillement les rejoint finalement. Ils ont gardé un soupçon de bonne humeur en dépit de leur faim croissante.

Pendant ce temps d’errance et d’attente il ne pleuvait pas, mais les meilleures choses ont une fin. A 14h30 la météo revient à son humeur du début de journée et il se met à pleuvoir dru. Le groupe 2 qui avait déjà décidé de s’arrêter à Villers-Cotterêts pour prendre le train,  baisse les armes à Crépy en Valois. Il arrivera à l’hôtel sous l’orage aux alentours de 17h. Le groupe 1 poursuit son périple sous la pluie battante, les GPS et les téléphones déclarent forfait et s’éteignent les uns après les autres. Rejoindre l’hôtel relève du jeu de hasard, opiniâtre et héroïque. C’est finalement à 18h30 après plus de 150 kilomètres d’effort et deux crevaisons qu’ils réussissent à rejoindre l’hébergement du soir.

Le repas du soir au Kyriad voisin est l’occasion d’un débriefing complet pour comprendre pourquoi nous ne savons pas rester « groupir », pourquoi nous avons perdu Dominique T, pourquoi Magali s’est égaré à Nanteuil le Haudouin, pourquoi nous avons tourné autour d’Attainville pendant une heure. Bref, la routine ! Comme dit Olivier qui n’avait pas roulé avec le club depuis deux ans : rien n’a changé !

Bilan de la journée
  • Groupe 1 : 156 kilomètres – 1200 mètres de D +- 8h d’effort – arrivée 19h00
  • Groupe Dominique T : 156 kilomètres – 1200 mètres de D + – 8h15 d’effort -arrivée 18h55
  • Groupe 2 : 106 kilomètres – 709 D+ – 5h30 d’effort et 42 kilomètres de train – arrivée 17h
Samedi 3 octobre : Les champs de bataille

La nuit porte conseil peut-être et repos certainement, le lendemain la troupe est prête à partir à 7h45 pour rejoindre le Chemin des Dames et la Caverne du Dragon. La journée sera plus courte en kilomètres et plus riche en découvertes sur un des grands lieux d’affrontements de la guerre de 14-18.

Pour commencer la journée, il faut savoir que les Dames du chemin n’ont rien à voir avec la guerre de 14-18. Ce sont les filles de Louis XV Adelaïde et Victoire qui empruntèrent cette route spécialement aménagée pour leur permettre de rejoindre le château de la Bove de l’autre coté de la vallée. 

Entre 1914 et 1918, cette route de crête a été le théâtre de violents affrontements entre les Allemands qui tenaient les hauteurs et les Français positionnés en contrebas.

Pour être à l’heure à notre rendez vous, nous pédalons énergiquement pour monter sur le plateau et lutter contre le vent. A 10h10 nous sommes ponctuels pour la visite guidée de la Caverne du dragon.

C’est une ancienne carrière de pierre transformée pendant le conflit en base logistique des troupes allemandes qui tenaient la position. Nous parcourons les sous-sols émus par les casques rouillés, les vases sculptés dans les douilles d’obus, la reconstitution des logements des officiers et des hommes du rang. Nous pensons au travail des sapeurs occupés à consolider les cavernes  pour résister aux obus dévastateurs ou creuser des tunnels d’évacuation pour rejoindre les lignes arrières sans être vu de l’ennemi. Nous partageons le soulagement des soldats qui trouvaient là un abri avant de retourner dans la boue des tranchées. Ces deux heures de visite très documentée nous ont permis de mieux comprendre le conflit, la peine des poilus et au final haïr le général Nivelle.

A l’issu de cette réfrigérante et intéressante visite, nous partageons les sandwichs de la boulangerie Sylvain Lenoir et ses magnifiques Paris-Soissons (macaron framboise et crème pistache).

Nous avons même le temps de prendre un café chaud avant de partir à vélo avec notre guide à la découverte des vestiges des tranchées et du village martyr de Craonne. Pour mieux nous faire comprendre la violence du conflit, notre guide nous fait parfois mettre pieds à terre pour explorer les sous-bois.

Après un moment d’émotion provoqué par une séance photo inattendue au monument des chars d’assaut de Berry au Bac, nous reprenons notre route vers Reims.

Nous longeons, enthousiastes, le canal de l’Aisne à la Marne que nous abandonnons sur l’incitation de Google maps pour rejoindre un chemin de terre. A l’issue d’une séance de VTT impromptue où miraculeusement il n’y eut aucune crevaison, nous arrivons à Reims vers 17h.

Nous avons le temps pour une petite promenade en ville et une rapide visite de la cathédrale avant de rejoindre sous la pluie « la table de Saint Thomas » . Ce petit restaurant est une très bonne adresse où un cuisinier passionné de vélo et son accorte épouse nous ont servi un repas qui restera dans les mémoires.

Nous rejoignons l’hôtel sur les coups de 23 h pour une bonne nuit de sommeil avant d’attaquer les coteaux de la Montagne de Reims.

Bilan de la journée
  • 84 kilomètres (dont 3 de chemin) – 488mètres de D+ – 4h30 d’effort et de visite – arrivée à l’hôtel à 17h30
  • Groupe Dominique T :
    • 85 kilomètres – 488 mètres de D+- 4h45 d’effort et de visite – arrivée à l’hôtel à 18h
Dimanche 4 octobre : les coteaux de Champagne

Après les champs de bataille, voici venu le temps du Champagne. Nous quittons l’hôtel à 8h15. Pour une fois il fait presque jour et il ne pleut pas même si la chaussée est encore humide.

C’est une  journée placé sous le thème « à la recherche des traces GPS perdues ». Seuls Sylvain et Pascale ont enregistrés  la bonne version du trajet. Les autres ne peuvent que s’exaspérer de ne pouvoir faire confiance aux tracés enregistrés.

La veille certains s’interrogeaient sur la justification du terme « Montagne » s’agissant des reliefs champenois. Il ne fallut que peu de kilomètres pour comprendre que l’explication de wikipedia sur la « brutalité des changements d’altitude » était bien exacte. Pour faire du bon vin, il faut des coteaux et ceux de la champagne sont particulièrement escarpés.

Sur la route d’Epernay, nous longeons les vignobles étiquetés par les célèbres maisons de champagne : Moët et Chandon, Bollinger, Ruinart…

La pluie était prévue à 11h, elle fut ponctuelle. Après un café à Epernay et l’averse passée, nous pouvons faire un rapide tour de ville avant de nous diriger vers Hautvilliers où nous attend une longue côte à 10, 11 et même 12%. Nous y gagnons un magnifique point de vue et un pique nique sous le soleil.

Si certains pensaient que le plus dur était fait, ils ont du déchanter à Fleury la rivière. Et comme le pire est toujours à venir notre dégustation raisonnée de champagne à Olizy imposait une nouvelle ascension à 12-13%. Nous avons pu récupérer de nos efforts grâce à  quelques coupes et de nombreuses tranches d’une excellente brioche confectionnée par Mme Betouzet.

A 16h15 nous repartons à l’heure prévue pour Chateau Thierry. D’aucuns annoncent 30 kilomètres mais c’est presque 40 qu’il nous reste à parcourir. Et la pluie revient sous la forme d’une grosse averse à la limite de la grêle. Elle est suivie d’un arc-en-ciel magnifique au dessus de Charmel. Certains s’arrêtent pour fixer cette vision polychrome sur « pixels », d’autres se contentent d’en prendre plein la vue.

La randonnée s’achève par une belle descente en sous bois suivi d’une longue ligne droite jusqu’à Château-Thierry le long de la Marne. Ceux qui ont la trace exacte effectuent une montée prémonitoire jusqu’à l’hôpital au dessus de la ville, les autres programment l’adresse de l’hôtel et s’épargnent une ultime ascension.

C’est presque fini, après une douche bien méritée et une bière offerte par Bernard, nous partageons notre dernier banquet concocté par Dominique I. La tarte au maroilles et le crumble poire-chocolat remportent un franc succès.

Bilan de la journée
  • environ 1280 mètres de D+ pour tous les groupes
  • Groupe 1 : 110 kilomètres 5h40 d’effort – arrivée à l’hôtel à 18h après un tour dans la ville de  Château -Thierry
  • Groupe 2 : 113 kilomètres – 6h15 d’effort – arrivée à l’hôtel à 18h sans détour par Château-Thierry
  • Groupe 3 : 116 kilomètres – 6h 40 d’effort – arrivée à l’hôtel à 18h30 avec un détour de 3 kilomètres et l’ascension vers l’hôpital de Château-Thierry

Plusieurs participants annoncent que compte tenu de la météo exécrable annoncée pour le lendemain, ils prendront le train pour rejoindre Maisons Laffitte. Il reste cinq irréductibles qui le lendemain matin après relecture de la météo et l’hospitalisation de Dominique T rejoindront le peloton dans le TER ou le camion.

Epilogue

C’est fini pour cette année, il faut ranger, rendre le camion, faire la lessive et les comptes, regrouper les photos et raconter ses souvenirs.

Remerciements
  • A Dominique Ioos qui a tout prévu pour le printemps et tout re-prévu pour l’automne  : la location du camion, le dessin des parcours, la réservations des  hôtels et des restaurants, les commandes dans les boulangeries, les visites historiques et gastronomiques
  • A Bernard qui a rassemblé les pompes à pied, la trousse à outils, les bouteilles d’eau et les canettes de coca, les compotes, la trousse de secours et fait maintenant les comptes.
  • A Régis qui a conduit le camion, cherché les sandwichs et pris de belles photos
  • A Sylvain qui a amené sa trousse de secours et partagé son enthousiasme vélocipédique habituel
  • A Olivier et Pascale qui ont fait preuve d’une égalité d’humeur et d’une philosophie sereine quelles que soient les circonstances et les difficultés
  • A Anne, Josyane, Michel, Pierre-Yves et Serge qui comme toujours ont su être indulgents avec les râleurs ou les accès de mauvaise humeur des uns ou des autres
  • A Dominique T qui nous a fait enrager parce qu’il était toujours où nous ne pensions pas qu’il aurait du être
  • A la météo, qui devait être exécrable tout le week end, mais nous a laissé faire nos visites et nos ascensions au sec et même parfois au soleil.

Reportage de Magali Fouque

Le retour de l’hiver

Ce matin, je devais participer avec une amie à un « ride entre filles », ce qui me paraissait pour un retour de voyage une bonne entrée en matière. Mais, il pleuvait. Il pleuvait beaucoup, beaucoup, et même énormément. J’ai donc jugé que faire le marché en attendant une éclaircie pour faire un petit footing dans la forêt serait une gestion plus optimale de mon énergie.

Et voilà, j’ai abandonné mon vélo à son garage, et comme demain dimanche la météo ne s’annonce pas beaucoup plus favorable,  Je réfléchi déjà à l’excuse pour l’y laisser.

D’excuses en forfait, de petit trot dans la forêt en visite d’exposition dans Paris, j’arriverai peut être à franchir le mois de février sans trop user ma selle.

Quand viendront les beaux jours, je me dirais que ça serait dommage de ne pas profiter du soleil, et j’enjamberai mon vélo pour une randonnée vivifiante avec mes amis du club.

A ce moment là, mes jambes et mon postérieur me rappelleront mon manque d’assiduité de l’hiver. Il me la feront payer en pernicieuses courbatures et traumatisantes douleurs fessières.

Mes compagnons de randonnées devront s’armer d’une vertueuse patience pour m’attendre en haut des côtes. Toute ma reconnaissance ne les consolera pas des kilomètres non effectués ou d’une randonnée de quatre heures au lieu des trois prévues.

Et voilà, cette année, je vais devoir à nouveau bousculer ma flemme pour aller rouler même si j’ai pris trop de kilos pendant les fêtes et trop de décalage horaire et de photos à trier pendant mon voyage au Guatemala, même si je trouve que la météo est trop froide ou trop pluvieuse, que mon vélo est trop sale pour sortir ou trop propre pour être sali.

Mais je sais que le meilleur allié que je trouverai pour vaincre ma paresse, c’est le soutien des membres du club et de la grande famille des cyclistes.

Je sais que je trouverai toujours un sourire, souvent de l’indulgence et parfois cette petite pique qui aiguillonne l’orgueil et fait franchir les montagnes.

Alors sans attendre en selle ! pour que nous puissions tous réussir  nos projets cyclistes 2020 quelles que soient nos ambitions et nos capacités.

rédigé par Magali Fouque, présidente USML cyclo 

Rallye 2020, le programme du premier semestre

Cette année, comme les années précédentes, plusieurs rallyes sont « ciblés » dont certains seront pris en charges par le Club (en gras dans la liste) :

Nos participations aux Rallyes dans le 78 

  • 7 mars : « Yvelines Terre de vélo » à Plaisir (prologue à Paris Nice)
  • 15 mars : Andresy
  • 29 mars : Menucourtoise à Menucourt
  • 17 avril : Hauteurs et vallées à Maurepas
  • 01 mai : Magnanville « Rallye des Clochettes
  • 10 mai : Poissy « la Coudraisienne »
  • 16 mai : Villepreux les Andelys (140 ou 200km)
  • 31 mai : Saint Germain en Laye « la Randonnée Royale »
  • 28 juin : Houilles (CCCO)

Nous comptons sur vous tous pour participer à ces rallyes, parés des couleurs de notre club. Les dates sont rappelées dans notre calendrier mis à jour tous les mois par  Jean-Michel et Jean-Marc sur notre site.

rédigé par Bernard Ingelaere 

 

Les rallyes 2019

Depuis la création du club, nous avons l’habitude de participer aux rallyes des clubs « voisins ».

2019 rallye crepes - 1

Cette année 2019 , nous avons eu le plaisir de « montrer » le maillot USML-Cyclo aux  rallyes de Croissy avec 13 participants, Marly Le Roi 22 participants… les crêpes motivent plus de monde !!, Villepreux-les Andélys (140 et 200km) 4 participants, CCO Houilles 4 participants, et 4 aussi à colombes !

De notre côté, notre rallye du mois de juin « tous en Selle » a réuni 345 cyclos, un peu moins qu’en 2018 (394 participants).

Pour « de selle en selle » 197 courageux cyclos se sont présentés pour couvrir les 170 km de notre parcours. Là aussi, nous avons constaté une baisse du nombre d’inscrits (248 en 2018) .

Inutile de rappeler que la réussite de nos 2 rallyes avec une gestion la plus affinée possible (frais/recettes inscriptions) vient compléter favorablement les ressources de notre club.

Pour nos 2 rallyes, nous avons pu compter sur la participation très marquées des clubs de Croissy, SOH Houilles, Sartrouville, Mesnil le Roi, Saint Germain, Andrésy, Suresnes, Cormeilles en Parisis, LSO Colombes, UVA Argenteuil, Levallois Sporting Club.

Il est donc très important pour la réussite de nos 2 rallyes que nous puissions nous aussi participer aux rallyes de nos voisin et montrer les couleurs de notre maillot USML.

rédigé par Bernard Ingelaere (trésorier)

2019 rallye de selle en selle - 1 (1)

 

Juin 2019 – Armada de Rouen

Organisée tous les cinq ans sur les quais de la Seine, l’Armada de Rouen est un large rassemblement de grands voiliers comme le Belem, le Thalassa, le JR Tolkien, la goélette La Belle Poule ou le Mir, patrouilleurs et navires militaires comme le Monge. Du 6 au 16 juin s’est déroulée la 7ème édition de l’Armada de Rouen.

Au 1er trimestre 2019, l’idée a germé dans la tête d’Anne d’aller voir l’Armada en évitant la foule, les embouteillages : seule solution, y aller en vélo. Le jeudi 6 juin, départ à 7h (7h30 pour les plus rapides) de Maisons-Laffitte pour 10 cyclistes pour un périple de 132km vers Rouen. Le tracé GPX avait été préparé par Max, et il ne restait plus qu’à pédaler pendant un peu plus de 6h. Option cyclo randonnée pour certains mais la grande majorité n’avait pas de bagage : comme souvent, c’est Régis qui assurait le transport.

le petit café du milieu de matinée

Après un regroupement dans le Vexin le peloton filait à allure soutenue vers la halte déjeuner tant attendue.

Il fallait bien quelques calories avant de monter la côte de 3km (Jacques Anquetil) et s’arrêter au sommet pour la photo.

Le temps était de plus en plus gris et heureusement qu’il y avait un abri de bus pour attendre la fin de l’averse.

Arrivée chez les parents d’Anne vers 15h avec un accueil fabuleux : des produits locaux, des tartes … on en a quand même laissé pour Anne !

Après une courte pause à l’hôtel Ibis d’Isneauville, départ en bus vers les quais de Rouen pour assister à l’Armada. Une bonne ambiance avec de vieux gréements dont l’Hermione qui est arrivée lorsque nous étions sur les quais.

Le lendemain, retour en ordre dispersé par le train ou en voiture et il pleuvait : il y a même eu une tempête avec fermeture des quais … ouf, on avait quand même eu un meilleur temps la veille.

au bonheur de Raoul Dufy
le retour par le train